Parution de "L’autre face du racisme" de Joao Bernardo
Article mis en ligne le 14 décembre 2021
dernière modification le 5 janvier 2022

Les idéologies identitaires de gauche reprennent les clichés et techniques des mouvements nationalistes, et constituent « l’autre face du racisme » pour João Bernardo. Cet essai est divisé en cinq parties :

« 1. Le Tolstoï des Zoulous : Le mouvement noir actuel entoure de murs les propriétés universelles de l’humanité.

« 2. Comment le ressentiment s’est substitué à l’histoire : Le ressentiment, qui présuppose une obsession, transforme les fantômes de l’esprit en signes.

« 3. Ce sont les racistes qui ont créé les races : Les racistes noirs d’aujourd’hui ne font qu’inverser les hiérarchies inventées hier par les racistes blancs.

« 4. Le mythe de l’eurocentrisme : Les progrès que la classe ouvrière et la gauche ont réussi à initier et à soutenir sont dénigrés comme étant “eurocentristes” par ceux qui cultivent les identités ?

« 5. Le racisme est-il inhérent au capitalisme ? Nous ne pourrons dépasser le capitalisme que si nous créons une société daltonienne. »

En annexe, nous reproduisons six textes consacrés aux mouvements des « Afrodescendants » au Brésil et qui convergent politiquement avec cet essai de João Bernardo.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages inédits en français. Militant du PC portugais (1964-1966), puis d’un groupe maoïste (1966-1973), il fut exclu, pour raisons politiques, de toutes les universités puis s’exila en France de 1968 à 1974. Pendant les années 1974-1975, il fut l’un des animateurs du journal Combate.

Cette publication recueillait des interviews de militants des commissions de travailleurs qui, à l’époque, occupaient les usines et essayaient de les faire tourner eux-mêmes. Depuis, Bernardo a creusé le sillon d’un marxisme « hétérodoxe » et « libertaire », dont ces étiquettes convenues rendent fort mal la richesse, l’intérêt et la radicalité.

Depuis 2002, un certain nombre de textes et d’interviews de João Bernardo ont été diffusés par le site Vosstanie (Economie des processus révolutionnaires, 2021) ainsi que par la revue Ni patrie ni frontières :

 Anticapitalisme, anti... quoi ?, 2021 ;

 L’autre face du racisme, 2021 ;

 Contre l’écologie ;

 De retour en Afrique : des révoltes d’esclaves au panafricanisme ;

 et La gauche identitaire contre la classe, avec des textes de João Bernardo, Loren Goldner et Adolph Reed Jr..

Prix : 12 euros