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Ni patrie ni frontières
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Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion, RAF)
Article mis en ligne le 14 août 2026

Défendant « une conception marxiste-léniniste d’avant-garde », elle sévit « de la libération d’Andreas Baader le 14 mai 1970 jusqu’à son désengagement en 1992 et sa dissolution définitive en 1998 » [Weiss, 2005].

Ce groupuscule salue l’attentat contre l’équipe israélienne lors des Jeux Olympiques à Munich, en 1972, comme « une action antifasciste et internationaliste ». En effet, les Palestiniens « ont pris en otage » les représentants d’« un peuple qui mène une politique d’extermination à leur encontre » et combattent le « fascisme de Moshe Dayan, ce Himmler d’Israël ». Le véritable responsable de la mort des athlètes israéliens est, selon la RAF, l’État d’Israël qui a « sacrifié ses athlètes comme les nazis ont sacrifié les Juifs – du combustible pour la politique d’extermination impérialiste ».

L’antisionisme jouera un rôle central dans l’idéologie du groupe jusqu’à sa disparition : « La pensée anti-impérialiste de la RAF ne voyait pas dans le “Proche-Orient” un simple allié tactique où l’on pouvait suivre une formation militaire, mais un partenaire stratégique dans la “guerre des classes internationale”. Le conflit au Proche-Orient était considéré comme le théâtre central où s’affrontaient l’impérialisme et les mouvements de libération » [Weiss, 2005].

Weiss, Volker (2005), « “La lutte de classe populaire” – La réception antisioniste du conflit au Proche-Orient dans la gauche militante de la RFA »
https://www.kritiknetz.de/images/stories/texte/weiss_antizionistische_rezeption_des_NOKonflikts.pdf