Ces initiatives citoyennes se sont développées dans les années 1960 en dehors des partis, des syndicats et des associations officielles. Au départ, « spontanées », « temporaires », elles « réagissent généralement à un problème spécifique » pour « trouver des solutions conformes à leurs préoccupations » et se dissolvent rapidement – du moins durant une première période. Elles se mobilisent contre « l’agrandissement prévu d’une gare ou d’un aéroport, l’installation d’une décharge, d’une centrale à charbon ou d’une centrale nucléaire, la fermeture d’un théâtre, l’insuffisance des soins de santé, le manque de possibilités d’éducation, de sport et de loisirs, la destruction de logements, l’étalement urbain, les technologies à grande échelle nuisibles à l’environnement, les longs trajets domicile-école (1) », etc. Si l’on en croit les spécialistes, le nombre de ces « initiatives citoyennes » très fréquentes dans les années 1970 et 1980 a décliné, notamment parce qu’elles se sont institutionalisées en donnant naissance à de nouvelles associations structurées ou à des ONG, et en choisissant des débouchés électoraux, principalement en créant des listes écologistes aux élections, voire en adhérant aux Verts.
(1) https://www.bpb.de/kurz-knapp/lexika/handwoerterbuch-politisches-system/201988/buergerinitiativen/