Ce concept fumeux a plusieurs acceptions, mais, à l’extrême droite, il désigne ceux qui souhaitent augmenter (« accélérer » ) les conflits interethniques aux Etats-Unis, ou dans d’autres pays. Pour ce faire, les fascistes préconisent de voter pour les candidats les plus radicaux (de droite ou de gauche) ; d’attaquer et d’agresser les minorités ethniques et les Juifs ; et de commettre des attentats, pour aboutir au chaos et à la fondation d’un État 100% « blanc ».
Cette idéologie a été revendiquée par le tueur du massacre de 51 musulmans à Christchurch en Nouvelle-Zélande, le 15 mars 2010, et est fréquemment mentionnée dans des forums et salons de discussion des suprémacistes blancs.
Elle a pris son essor aux Etats-Unis après que les militants d’extrême droite les plus radicaux (comme ceux d’Atomwaffen Division*) eurent constaté que Trump n’allait pas assez loin et qu’il fallait passer à une offensive plus violente et ne pas compter sur ce président.
Cette idéologie a inspiré, parmi d’autres facteurs, différents tueurs pseudo « solitaires », qu’ils soient antisémites (comme celui qui tua une femme et blessa cinq personnes dans la synagogue de Poway en Californie, le 27 avril 2019) ou racistes anti-immigrés (comme celui qui tua 23 personnes dans un magasin Walmart à El Paso le 3 août 2019).