De nombreux romans et essais de cet écrivain américain ont été traduits en français. Il était à la fois opposé à l’immigration et partisan du port des armes à feu, mais Le Monde et son (principal) éditeur français nous le présentent comme un écolo sympathique, un anarchiste non violent qui aurait été surveillé toute sa vie par le FBI. Pas un mot sur ce passage de ces Confessions of a Barbarian (1963) extrait du journal qu’il tint entre 1951 et 1989 : « Suis-je raciste ? Je suppose que oui. Je ne souhaite certainement pas vivre dans une société dominée par les Noirs, les Mexicains ou les Orientaux. » (Cité sur le site du SPLC *.)}}}
Pas un mot non plus sur cet article paru dans The Bloomsbury Review (avril-mai 1986), et dans lequel Abbey prétend l’immigration des Mexicains aux États-Unis menace de « latiniser » la culture « nord-européenne » des Américains et les obligerait à « accepter un système de classes plus rigide, un style de politique paternaliste, moins de démocratie et plus d’oligarchie, une peur et une haine du monde naturel, une base terrestre densément peuplée, une économie moins efficace et beaucoup plus corrompue, et une plus grande dépendance à la criminalité et à la violence comme instruments normaux de changement social ».
Pas un mot sur cet article dans lequel il affirme : « Il serait peut-être sage, pour nous citoyens américains, d’envisager de mettre un terme à l’afflux massif de millions d’individus supplémentaires — affamés, ignorants, sans qualification et déficients sur les plans culturel, moral et génétique. »
Pour ses fans français, comme ceux du site "radical" Pièces et main d’oeuvre (1) tout cela relève sans doute de "l’humour" et de la "provocation".....