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Annexe 1 – La naissance du maoïsme en Allemagne : un vrai roman policier !
Allemagne : De Mao à… l’AfD
Article mis en ligne le 4 décembre 2025
dernière modification le 6 décembre 2025

L’histoire de l’introduction du maoïsme en Allemagne a commencé avant l’explosion du mouvement étudiant radical, le SDS, en 1970 et l’apparition des multiples « Groupes K » qui en découla. Après avoir exploré les archives du KPD ouest-allemand, le BfV, soit l’Office fédéral pour de protection de la Constitution (une sorte de super « Renseignements généraux » allemands qui jouent, en plus, le rôle d’une police politique depuis les années 1950) et des archives du Parti communiste en Chine, Masha Jacoby a pu reconstituer en partie l’histoire du maoïsme en RFA et en RDA avant 1970, dans sa thèse de doctorat : « De Pékin au mouvement : comment le maoïsme est arrivé par des chemins détournés en Allemagne de l’Ouest » (2020).

SOMMAIRE provisoire de cette série d’articles sur l’évolution de l’extrême gauche en Allemagne, de Mao à l’AfD

Après avoir décrit l’évolution rocambolesque d’un groupe de trotskystes britanniques passés au service des « nationaux-conservateurs » européens et pleinement engagés dans les guerres culturelles de la droite orbano-trumpiste internationale, je m’ intéresse ici à un ensemble d’ex-militants, devenus des « publicistes », c’est-à-dire des journalistes, des essayistes et/ou des agitateurs sur la scène politique allemande. Ils proviennent essentiellement du maoïsme (Frank Böckelmann, Bernd Rabehl, Jürgen Elsässer, Horst Mahler, Günther Maschke, Werner Olles et Reinhold Oberlercher) ou des mouvements étudiants dits contestataires des années 1960. Ils appartiennent aussi parfois à une nébuleuse hétérogène et provocatrice d’ex-militants d’extrême gauche (appelés par leurs adversaires « antideutsch », anti-allemands, ou revendiquant plus ou moins cette étiquette).

Tous ont renoncé à la Révolution sociale qu’ils prônaient durant leur jeunesse ; certains se réfèrent encore à Marx (par coquetterie ? par cynisme ?), d’autres prétendent développer une « critique radicale de l’idéologie » dans les nuages cotonneux de la « Théorie Critique* » ; d’autres, enfin, se sont carrément mis au service de la droite, ou de l’extrême droite.

Leurs itinéraires politiques diffèrent de ceux empruntés par d’autres « gauchistes » dans d’autres pays de l’Europe, dans la mesure où ils ont dû affronter des questions spécifiques qui les touchaient directement : le bilan du nazisme et ses éventuelles séquelles contemporaines ; la « rupture civilisationnelle » qu’a représentée le judéocide et sa portée pour les nouvelles générations ; la résurgence létale (ou l’estompement ?) de la question nationale (le « Sonderweg * », le destin particulier de l’Allemagne) après la réunification de la RFA et de la RDA en 1990 ; le rapport unique avec l’État d’Israël. Ces questions restent centrales, encore aujourd’hui, et pas simplement pour les personnes politisées, comme en témoignent les débats sur les prétendus excès de la « repentance » et de la « culpabilité collective », la volonté de « passer à autre chose », de « tourner la page » du Troisième Reich, ainsi que les polémiques sur la prétendue « immigration-invasion » et le racisme antimusulmans en Allemagne – discussions intimement liées aux positions défendues sur les quatre points mentionnés précédemment.

Les articles seront petit à petit mis sur ce site, même si je commence aujourd’hui par une annexe.

Yves Coleman, 4/12/2025

Introduction
A) L’antisémitisme
« Petits enfants de nazis » ou de « résistants » ?
B) L’anti-américanisme
C) L’antiparlementarisme
Le « Querfront » (Front transversal)
Socialisme, national-socialisme et Révolution conservatrice
Passerelles….involontaires ?

L’enfer est pavé de bonnes intentions (florilège de citations sur les Antideutsch)

Quelques points de repère chronologiques sur le contexte politique et les positions de la nébuleuse antideutsch (1944-2003 )

Des « antinationaux » aux « antideutsch » : une évolution politique complexe
Des origines multiples
Bilan dressé par certains Antideutsch
Comment expliquer une telle dégénérescence politique ?

Tristes transfuges, renégats ou convertis ?
Controverses autour de Dutschke
La Déclaration canonique de 1999/98
Frank Böckelmann
Bernd Rabehl
Jürgen Elsässer
Horst Mahler
Günther Maschke
Reinhold Oberlercher
Rolf Peter Sieferle
Werner Olles
Klaus Rainer Röhl
Peter Schütt
Rainer Langhans
Dieter Kunzelman
Tilman P. Fichter

Annexe 1 : La naissance du maoïsme en Allemagne – un vrai roman policier !
https://npnf.eu/spip.php?article1262
Annexe 2 : Le SPD, le KPD et la prétendue « question juive »
Annexe 3 : L’Initiative du Forum socialiste, l’Institut de critique sociale et les éditions ça ira
Annexe 4 : Le Querfront : un projet présidentiel de droite ?
Annexe 5 : Sur quels points les Antideutsch ont-ils parfois été utiles ?
Glossaire
Sources