Bandeau
Ni patrie ni frontières
Slogan du site
Descriptif du site
COMMUNIQUÉ AU 9e JOUR DE JEÛNE POUR UNE INTERVENTION HUMANITAIRE IMMÉDIATE À GAZA (le 9 septembre 2025)
Article mis en ligne le 9 septembre 2025

Des sanctions contre Israël ? De tous côtés monte la revendication. Pourquoi pas ?
Mais on peut aussi se demander pourquoi. Pour faire pression sur le gouvernement israélien ?
Imagine-t-on arrêter ainsi la destruction de Gaza city ?

On assiste en direct à l’urbicide dénoncé depuis longtemps et aujourd’hui indiscutable. La grande ville du sud, Khan Younès, a déjà été rasée, et la ville de Gaza menace de l’être à son tour. Chacun perd sa maison, pulvérisée sous les bombes.
Il y a là une nature de crime particulier, prohibé, comme l’usage de l’arme alimentaire, les déplacements de populations, la systématique non prise en compte des victimes civiles « collatérales », dont la justice devra bien s’emparer.

En attendant, les sanctions donneront-elles à manger ? Protègeront-elles les hôpitaux ? Abriteront-elles la population gazaouie dont l’habitat a été détruit ?

Qu’il faille arrêter les livraisons d’armes, c’est une évidence. Ce n’est pas une sanction, c’est une obligation, à laquelle la France déroge toujours de fait, au risque d’avoir à comparaître pour complicité de génocide.
Mais la véritable complicité aujourd’hui, c’est de laisser le crime s’accomplir, de laisser une population civile abandonnée à la famine, et soumise à la destruction totale de toute possibilité d’existence.

Les conventions de Genève et de prévention de génocide, répétons-le, obligent tous les États signataires (en l’occurrence la totalité des membres de l’ONU) à protéger les populations civiles lorsqu’elles sont en danger manifeste. Il faut les appliquer. Sanctionner n’est pas protéger. Nous ne sommes pas après le crime, mais pendant. La famine a commencé à faire des morts par centaines, et de plus en plus tous le jours. C’est aujourd’hui, ce n’est pas demain, que les secours alimentaires et médicaux doivent parvenir, en quantité suffisante – et pas moins –, pour mettre un terme à cette horreur.
Or, ce n’est pas en demandant, gentiment ou fermement, au gouvernement de Benjamin Netanyahou de bien vouloir aménager des conditions décentes pour la population civile gazaouie que cela risque de se produire, puisque sa stratégie consiste précisément à faire l’inverse, avec une détermination chaque jour plus affirmée.
La seule façon pour que les habitants de Gaza reçoivent l’aide dont ils ont dramatiquement besoin, c’est de leur apporter.

La flottille humanitaire qui se mobilise ces jours-ci risque fort d’être interceptée d’une manière ou d’une autre en chemin, mais elle montre la seule chose qu’il y à faire : apporter l’aide indispensable sans délai. Et la seule façon d’acheminer cette aide sans qu’elle puisse être entravée, c’est qu’elle soit effectuée par les moyens de marines nationales, européennes, française, espagnole, anglaise ou autres, et de tous les pays qui pourraient s’y associer, le Japon, le Canada, l’Australie, par exemple. L’une ou l’autre de ces marines est en droit – et en devoir – de mettre en œuvre une telle opération. Or, pour une infinité de raisons, c’est à la France de prendre l’initiative d’un tel mouvement, et sans attendre. Tous les prétextes d’atermoiement sont criminels.

L’opération consiste à débarquer pacifiquement, sous protection de la flotte à distance, mais sans armes, de l’aide en quantité considérable, et avec de nombreux médecins, pour assister les équipes médicales sur le terrain, qu’on sait épuisées et décimées, mais avec d’encore plus nombreux logisticiens, pour répartir l’aide dans de bonnes conditions, assurant l’alimentation de chaque famille, et se préoccupant également de leur mise à l’abri.

Complémentairement, et pour garantir que tout se passe bien, des journalistes accompagneraient pas à pas la mise en œuvre de cette importante opération humanitaire dans les difficiles conditions d’une guerre, filmant tout et diffusant en direct toutes les images, permettant à tous d’être témoins de tout.

Il est tout aussi important d’adjoindre à l’opération des enquêteurs judiciaires, assistant la cour pénale internationale, pour relever toutes les infractions, et les instruire sans délai afin d’établir les responsabilités et engager les poursuites.

L’objectif déclaré d’une telle opération s’inscrit dans le cadre de la reconnaissance de l’État démilitarisé de Palestine afin de garantir la paix et la prospérité pour tous au lieu de l’effroyable déferlement de violence, de destruction et de misère à laquelle sont livrés les populations de Gaza comme de Cisjordanie. Il s’agirait de la première étape d’une politique de coopération économique et logistique, destinée à installer dans les meilleures conditions possibles le nouvel État, ceci afin, aussi, de garantir les meilleures conditions de sécurité possibles pour la population israélienne, non moins exposée à la perpétuation du conflit.

Mais c’est tout de suite qu’il faut charger les bateaux de tout le nécessaire, en envoyant en urgence une première flotte de secours, suivie d’autant de bateaux qu’il faudra, et de barges, et d’hélicoptères, avec éventuellement les moyens nécessaires à garantir une no-fly zone au-dessus du territoire de Gaza, pour empêcher les bombardements de civils et assurer la sécurité de l’opération.

Par ailleurs, c’est à l’Assemblée Générale des Nations Unies de soutenir cette intervention humanitaire, et inviter tous ses membres à y contribuer pour s’assurer que cette opération remplisse tous ses objectifs, y compris la démilitarisation totale de la zone et la récupération des otages dont le conflit aggrave chaque jour la situation des rares survivants.

Secrétariat de campagne : michelsitbon@hotmail.com, et téléphone : 06 41 19 61 45.