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Ni patrie ni frontières !
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3 - Sommaire (mars 2003)
Article mis en ligne le 28 avril 2017
dernière modification le 30 avril 2017
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Ce numéro de Ni patrie ni frontières porte entièrement sur les guerres et leurs liens avec le fonctionnement du capitalisme et de l’impérialisme. Il rassemble des articles traduits et publiés pour la première fois, des extraits de textes révolutionnaires classiques déjà parus , des écrits de pacifistes radicaux, des tracts diffusés par différents groupes lors des récentes manifestations anti-guerre, etc. L’hétérogénéité de ce bulletin est évidemment délibérée et couvre presque un siècle du mouvement ouvrier, de 1911 jusqu’en 2003.

Cette petite « anthologie » vise à passer en revue les différents arguments utilisés contre la guerre, voire en faveur de certaines guerres. Si ce numéro contient d’inévitables répétitions, il permet quand même au lecteur attentif de cerner certains des problèmes moraux et politiques posés la guerre, mais aussi de repérer les principales divergences qui séparent anarchistes, marxistes et pacifistes.

Comme le dit l’un des auteurs, les militants révolutionnaires ne sont pas des avocats qui puisent dans n’importe quel argument pour faire triompher leur cause. Notre opposition à la guerre actuelle contre l’Irak doit être fondée sur des principes politiques solides.

Cette minuscule revue a fait le pari (utopique ?) de stimuler l’esprit critique et de remettre en cause les « discours automatiques » de l’extrême gauche. Puisse la lecture de ce numéro donner envie au lecteur de combler ses lacunes, de remettre en cause ses a priori et… renforcer sa détermination à lutter pour la révolution socialiste !

P.S. : La confection de ce numéro aurait été impossible sans l’aide d’Internet et surtout sans le travail des animateurs des sites : Alliance for Workers Liberty, Bibliolib (libertaire), BIPR, CNT, De Fabel van de illegaal, Fédération anarchiste, FIDH, Marxist Internet Archive, No Pasaran, Oiseau-Tempête qui mettent un nombre considérable de textes à la disposition de tous… ceux qui disposent d’un ordinateur. Qu’ils en soient donc chaleureusement remerciés, même s’ils ne partagent pas mes positions politiques et s’ils n’ont aucune responsabilité dans l’utilisation que je peux faire des textes disponibles sur leurs sites.

Je tiens à remercier aussi Guy Fargette, Ernest Harberkern, Eric Krebbers, Chedid Khairy, Fabrice Sacher et Jan Tas, pour m’avoir permis de reproduire leurs textes, ainsi que tous ceux qui, par leurs critiques orales ou écrites, m’ont aidé à préciser mon point de vue. (Y.C.)

SOMMAIRE

PREMIERE PARTIE : GUERRE, PATRIOTISME ET PACIFISME (textes classiques)

Emma Goldman : Le patriotisme, une menace contre la liberté (1911) (inédit) 4

Pierre Kropotkine : La guerre (1912). Extraits de La science moderne et l’anarchie 11

Emma Goldman : L’alerte préventive conduit tout droit au massacre universel (1915) (inédit) 19

Le Manifeste des seize 26

L’Internationale anarchiste et la guerre (1915) 26

La déclaration anarchiste de Londres (1916). Réponse au Manifeste des 16 29

Errico Malatesta : Réponse au Manifeste des 16 (1916) 31

Léon Trotsky : Le pacifisme, supplétif de l’impérialisme (1917) 33

Léon Prouvost : Révolutionnaires et quakers devant la guerre (1924) 38

Léon Trotsky : La guerre et la Quatrième Internationale (1934) (extraits) 44

Biographie de Barthélemy De Ligt (Extrait du site Éphémérides anarchistes) 53

Barthélemy De Light : Le problème de la guerre civile (1937) 59

Léon Trotsky : Après Munich une leçon toute fraîche. Sur le caractère de la guerre prochaine (1938) (extraits). — Réponse à des questions concernant les Etats-Unis (1940) (extraits). — Manifeste de la Quatrième Internationale sur la guerre impérialiste et la révolution socialiste mondiale (1940) (extraits) 68

DEUXIEME PARTIE : GUERRES DU GOLFE, IMPÉRIALISME ET PACIFISME

Articles sur l’Irak

Rhodri Evans : Irak, trajectoire d’un Etat (article traduit de Workers Liberty) 91

Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme : extraits de deux rapports. « Irak : une répression intolérable, oubliée et impunie » (2001) et « Irak : une épuration ethnique continue et silencieuse »(2002) 84

Fabrice Sacher : Contre la guerre (2003) Article paru dans A contre courant N° 3, février 2003 91

Fédération anarchiste : Irak, pétrole et géopolitique (2002) 102

No pasaran : Guerre à la guerre (2001) 104

Tracts contre la guerre

Mouvement communiste : La guerre et la paix armée sont deux moments étroitement liés du capitalisme (mars 2003) 98

Oiseau-Tempête : — Pacifistes, encore un effort ! (février 2003) — Le capitalisme, on peut pas s’y faire. Le pacifisme, on peut pas s’y fier. (février 2003) 95

BIPR : On n’empêche pas la guerre sans abattre le capitalisme (février 2003). — Irak, pétrole, sang et classes (2002) 97

CNT-FA-No pasaran : Contre toutes les guerres, contre toutes les armées, agissons, désobéissons (février 2003) 100

Scalp-Reflex : Le capitalisme c’est la guerre ! ( févier )2003) 105

Les incivilEs : Oui à la guerre sociale contre le capital (février 2003) 107

Débats : alliances et divergences au sein du « mouvement antiguerre »

Adriano Sofri : A Bagdad, le liberté (février 2003) 108

Un bain de haine chauvine (février 2003) 109

Guy Fargette : Faiblesse des forces « anti-guerre ».(2001) — Misère de l’anti-guerre en Europe (2002) — Débats stratégiques aux États-Unis (2002) ¬ Faut-il confondre « choc » et « conflit » ? (2003) 113

Colin Foster : Treize questions sur le terrorisme, l’intégrisme et l’anti-impérialisme (octobre 2001) (extraits d’un article traduit de Workers Liberty) 124

Yves Coleman : A propos des discours automatiques contre la guerre et l’impérialisme. Certitudes et questions (février 2003) 131

Dérapages antisémites et ambiguïtés de l’antisionisme dans le mouvement contre la guerre

et celui pour la Palestine 141

Ernest Halberkern : Les causes profondes de l’ « affaire Lerner » (mars 2003) 141

Eric Krebbers et Jan Tas : Amsterdam, avril 2002. La plus grande manifestation antisémite depuis 1945.

Eric Krebbers et Jan Tas : Comment éviter quelques pièges antisémites (deux articles traduits de De Fabel van de illegaal) 145

Chedid Khairy : Un titre et une illustration problématiques (février 2003) (article de Solidal) 147

Vackim : Qu’est-ce que la Muslim Association of Britain ? (article traduit de Solidarity) 149

Answer : Liste partielle des interventions de l’armée américaine à l’intérieur comme à l’extérieur des États-Unis de 1890 à1999

A propos du N° 3

« UNE REVUE ECLECTIQUE ET CONFUSIONNISTE - Ni patrie ni frontières en est à son numéro 3 et le niveau ne cesse de baisser (…). Au-cun cadre de compréhension n’est fourni pour les textes jetés en vrac (…). Cette cécité est accompagnée d’un travail de censure de tout le mouvement révolutionnaire réel (…). Une revue qui n’a donc pas tenu ses engagements initiaux (…). » Pierre Hempel, Le Prolétariat universel (avril 2003)

« Que faire contre les guerres ? ». Sa lecture m’a permis de comprendre pourquoi je ne me sentais pas l’envie de manifester contre la guerre en Irak : ça fait trop harmonie en chiraquie. Quel amour en effet entre l’opinion publique et Chirac ! Ces manifestations arrangent l’Etat français. (…) » M. Combat Syndicaliste de Midi-Pyrénées n°80 – avril-mai 2003

***

« La première partie, intitulée “Guerre, patriotisme et pacifisme”, (…) présente un ensemble de réflexions sur les deux premières guerres mon-diales. Emma Goldmann, Kropotkine, Malatesta, autant de figures de l’anarchisme de la première moitié du XXe siècle dont on lira avec intérêt les analyses sur les deux conflits mondiaux de cette période. On relèvera aussi l’article de Trotski “Après Munich, une leçon toute fraîche sur le ca-ractère de la guerre prochaine”, car il montre bien comment les formes de régime interne de l’Etat (en l’espèce tchécoslovaque) se modifient - se mo-difient d’elles-mêmes ou sont modifiées par des puissances extérieures (…). La seconde partie intitulée “Guerres du Golfe, impérialisme et pacifisme” est surtout intéressante par l’analyse critique qu’elle opère sur les mobili-sations contre la guerre en Irak. Une première série de critiques est adres-sée aux positions politiques qui ont pu émerger des manifestations (…) La seconde série de critiques concerne les faiblesses théoriques et sociales du mouvement anti-guerre. (…) » A contre-courant, août 2003

***

« On regrettera la juxtaposition de textes d’intérêt et de portée divers et inégaux ainsi que l’absence d’appareil critique et de référence bibliogra-phique. » Dissidences n° 14-15, octobre 2003-janvier 2004

***

« Que faire contre les guerres ?

« C’est sous ce titre que Ni patrie, ni frontières a sorti en mars 2003 son troisième numéro. Cette jeune revue de “traductions et de débats” ras-semble un ensemble de textes “pacifistes, anarchistes et marxistes” retra-çant une partie de l’analyse des conflits militaires du XXème siècle et de ce début de XXIème siècle. De la première guerre mondiale à la guerre en Irak.

« Revenir aux classiques
« La première partie, intitulée “Guerre, patriotisme et pacifisme”, quali-fiée de “textes classiques” par la rédaction présente un ensemble de ré-flexions sur les deux premières guerres mondiales. Emma Goldmann, Kro-potkine, Malatestat, autant de figures de l’anarchisme de la première moi-tié du XXème siècle dont on lira avec intérêt les analyses sur les deux con-flits mondiaux de cette période. On relèvera aussi l’article de Trotski “Après Munich, une leçon toute fraîche sur le caractère de la guerre pro-chaine”, car il montre bien comment les formes de régime interne de l’Etat (en l’espèce tchécoslovaque) se modifient - se modifient d’elles-même ou sont modifiées par des puissances extérieures - en fonction des deux para-mètres suivants : les intérêts de la classe dominante nationale et les intérêts des puissances impérialistes environnantes (en l’espèce France, Grande-Bretagne et Allemagne hitlérienne.) Comme l’écrit Trotski, les change-ments du régime tchèque se sont faits ”sans le peuple et contre le peuple”, contraint ensuite des les approuver par référendum, un revolver sur la tempe. Les faiblesses de l’actuel mouvement anti-guerre en Europe occi-dentale devraient l’obliger à méditer ces deux leçons de Trotski : d’abord que “toute guerre impérialiste est faite non pour défendre l’indépendance nationale mais pour redistribuer le monde conformément aux intérêts des différentes cliques du capital financier” ; mais surtout ceci : “ce serait une erreur pour un marxiste de définir sa position sur la base de regroupe-ments diplomatiques et militaires épisodiques plutôt que sur la base de la définition générale des forces sociales qui sont derrière cette guerre”.

« Critiques et perspectives du mouvement anti-guerre
« La seconde partie intitulée “Guerres du golf, impérialisme et paci-fisme” est surtout intéressante par l’analyse critique qu’elle opère sur les mobilisations contre la guerre en Irak. Une première série de critiques est adressée aux positions politiques qui ont pu émerger des manifestations : aveuglement ou relativisation de la tyrannie de Saddam Hussein par une partie non négligeable des manifestants ; soutien assez général à la position de l’Etat français telle que définie par Chirac ; formes minoritaires mais particulièrement virulentes et fortement présentes chez certains groupes arabes (surtout maghrébins) de racisme et d’antisémitisme. Mais au fond, à la suite de l’article Arundhati Roy “Georges W. Bush, obscène mécanicien de l’Empire”, n’est ce pas là l’effet pervers mais recherché des actuels gouvernements américain et israélien, qu’en menant une politique nationa-liste et raciste, ils suscitent en retour des réactions elles aussi nationalistes et racistes ! qu’au fond ils paralysent les oppositions à leur politique, inca-pables de se battre sur un autre terrain que celui sur lequel les puissances en questions les ont amenées, incapables de poser en termes de classe et d’internationalisme leur combat !
« La seconde série de critiques concerne les faiblesses théoriques et so-ciales du mouvement anti-guerre. Les contributions, en particulier, de Yves Coleman, Guy Fargette et Temps Critiques développent les difficultés im-portantes que rencontre, lorsque s’engage la mobilisation, un mouvement social pour tracer des perspectives révolutionnaires à son action. Sans souscrire mais en comprenant fort bien l’espèce de pessimisme fataliste ex-primé par Guy Fargette - ”L’état du monde confirme en ces occasions à quel point les gens comme nous, qui nous référons toujours à la perspective d’une émancipation générale du genre humain, sont placés hors du jeu de l’histoire immédiate. Nous n’avons pas de prise raisonnable sur ces évé-nements, parce que les seuls choix accessibles représentent des inconvé-nients rédhibitoires”. -, il demeure indispensable de ne pas se faire d’illusion sur les forces du mouvement social dans lequel nous sommes en-gagés, et d’évaluer lucidement ses faiblesses. Sans quoi, on prend le risque de s’en remettre à l’appareil militaire et étatique et aux forces politiques attaqués par les Etats-Unis pour lutter contre leur dynamique hégémo-nique. Avant-hier, le régime taliban et les organisations militaires para-étatiques islamistes basées en Afghanistan ; hier le régime de Saddam Hus-sein ; demain le régime stalinien nord-coréen, celui chiite iranien ou dicta-torial syrien ? Combien parmi les manifestants espéraient en effet, secrè-tement ou ouvertement, que la résistance de l’armée irakienne mine l’orgueil militaire américain et que l’Irak se transforme en Viêt-nam ? Es-poir aussi criminel qu’imbécile. Criminel car c’est, théoriquement et poli-tiquement, s’appuyer sur un régime tyrannique et sanguinaire pour com-battre les éléments dictatoriaux du régime américain. Imbécile surtout, car c’est immanquablement se retrouver les dupes des négociations secrètes entre les clans militaires, politiques et économiques des belligérants ; c’est se retrouver les dupes d’une histoire souterraine dont on a d’autant moins prise qu’elle nous est inaccessible.

« Guy Fargette montre bien que la force présente de l’Etat américain tient essentiellement à l’avance stratégique qu’il a prise, autant sur les Etats occidentaux que sur le mouvement social international. En effet il considère, dans le monde actuel, comme intenable la logique du statu-quo. C’est ce qui explique son activisme et son volontarisme présents. Il nous appartient donc de nous hisser à ce même niveau d’action et de prendre à contre-pied la dynamique du Capital. Aussi, en dépit des critiques évoquées précédemment, ce qui constitue l’un des éléments essentiels de ces derniers mois, c’est que cette guerre ait cristallisé une mobilisation sociale interna-tionale dans nos sociétés. C’est donc ici -aux Etats-Unis, en Italie, en Es-pagne, en Angleterre ou en France- qu’il faut poursuivre la mobilisation, l’élargir. C’est pour nous d’abord ici qu’il faut organiser le mouvement contre le Capitalisme - et non en comptant sur les forces militaires sy-riennes ou les armes nucléaires nord-coréennes pour “endiguer” la tenta-tion hégémonique américaine. (A contre-courant, n° 147, août 2003)

***

« Le troisième numéro de cette copieuse revue de traductions et de dé-bats confirme l’intérêt que nous avions porté aux deux précédents. » A contretemps n° 13, septembre 2003

***

« (…) il juxtapose des textes d’intérêt et de statut différent sans mise en perspective critique » L’Oiseau-Tempête n° 10, printemps 2003


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