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Réponse à Temps critiques. Malentendus et désaccords (2005)

Chers amis,
Je vous remercie de vos critiques. Il m’est impossible de traiter en détail tous les points que vous abordez, aussi n’en choisirai-je que quelques-uns.

Article mis en ligne le 21 mai 2017
dernière modification le 22 mai 2017
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"La triste victoire du non" a suscité quelques réactions dont celles de la revue "Temps critiques", http://tempscritiques.free.fr/spip.php?page=article_p&id_article=160

Chers amis,
Je vous remercie de vos critiques. Il m’est impossible de traiter en détail tous les points que vous abordez, aussi n’en choisirai-je que quelques-uns.
« Pourquoi s’intéresser à des groupes comme Alternative libertaire par exemple ou Lutte ouvrière ? » écrivez-vous pour ensuite critiquer l’« utilisation d’un vocabulaire qui ne rompt pas avec celui de ces groupes » et une « contre-dépendance » par rapport à eux ; marquer votre désaccord avec l’étiquette de « révolutionnaire » que ce texte leur attribuerait avec une trop grande « facilité » ; dénoncer une « méconnaissance de l’extrême gauche française qui, pour la plus grande part, ne fait jamais référence à la Résistance » ; et me demander de me situer par rapport à « la conception du révolutionnaire "professionnel", militant séparé de la classe ou des autres individus ».

« Rompre » ?

Tout individu a un passé politique, passé qu’il a plus ou moins bien di-géré, y compris au niveau du vocabulaire, ou avec lequel il a (ou croit avoir) radicalement « rompu » – ce qui n’est pas mon cas, du moins si vous entendez par là « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Il me semble cependant un peu vain de reprocher à son interlocuteur de n’avoir pas le même passé que vous, ou de ne pas en avoir tiré les mêmes leçons. Derrière cette idée de la « rupture » définitive, je sens poindre l’illusion de détenir la Vérité, qui serait préservée, elle, de toute d’une « contre-dépendance », réelle ou supposée.
Si j’en crois vos écrits, vous avez un passé politique (et sans doute plu-sieurs, puisque vous êtes un collectif) dont on décèle les traces dans vos textes. Vous avez, comme la plupart des individus ayant pas mal bourlingué, conservé une partie des idées de votre jeunesse, et une part du voca-bulaire des groupes ou des penseurs qui vous ont influencés, en y ajoutant une dose d’idées nouvelles, ou qui contrastent fortement avec les précédentes.




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