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Ni patrie ni frontières !
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18-19-20 Sommaire
Article mis en ligne le 29 avril 2017
dernière modification le 30 avril 2017
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* N° 18-19-20 –Mai 2007- 10 euros, 352 pages

Ce numéro triple de Ni patrie ni frontières est consacré aux mythes mortifères et aux « idéologies rances » : religions, racismes et nationalismes. Pourquoi « rances » ? parce que ces vieilles idéologies semblaient avoir été jetées dans les poubelles de l’Histoire où elles se décomposaient lentement. Néanmoins, elles paraissent connaître un regain de popularité aussi bien dans les métropoles impérialistes que dans les pays de l’ex-« tiers monde ».

Mais, nous objectera-t-on, ce réveil religieux n’est-il pas un ultime sursaut devant une sécularisation inéluctable ? En effet, dans un pays comme la France par exemple, le dernier sondage réalisé sur les convictions religieuses des Français donne un résultat assez étonnant : non seulement il n’y aurait plus que 50 % de « catholiques », mais en plus, parmi ces derniers, 31% ne croiraient pas en Dieu mais seulement en une vague force supérieure !

D’autre part, dans les pays dits « arabo-musulmans », de nombreux auteurs affirment que le renouveau religieux ne serait qu’une façon de revendiquer une identité nationale (celle de l’introuvable « nation arabe ») constamment humiliée par les différents impérialismes européens et américain. Et il en serait de même pour la petite minorité de musulmans qui, en Europe, se tournent vers les différentes formes de salafisme et ne feraient ainsi que répondre au racisme des sociétés majoritairement « blanches » et à une crise d’identité liée à leur impossibilité de devenir des « citoyens » comme les autres.

Certes ces explications rendent compte d’une partie de la réalité, mais elles ont le redoutable inconvénient de déplacer la discussion sur le terrain de l’ « islamophobie » et d’un « racisme antimusulman » (concept absurde puisque la religion ne peut en aucun cas être assimilée à une couleur de peau ou un aspect physique quelconque). Et ceux qui pratiquent ce sport de l’esquive ne se gênent pas en même temps pour dénoncer (avec raison) les méfaits du fondamentalisme protestant aux Etats-Unis ou du fondamentalisme juif en Israël.

Ce numéro tente donc de prendre le taureau par les cornes et d’affronter la question religieuse, le rôle néfaste de TOUTES les religions, et le lien entre religions, racismes et nationalismes.

Qu’ont de commun ces trois fléaux idéologiques ? L’apparition des Etats nations, la séparation progressive entre les pouvoirs religieux et étatiques à travers la dissolution des empires et des royaumes supra ou anationaux en Europe, sont inséparables de l’invention puis de la diffusion de la théorie des races. Il ne faut donc pas s’étonner que les nationalismes du XXe et du XXIe siècle charrient derrière eux d’innombrables scories racistes anti-arabes (sionisme d’extrême droite) ou antisémites (panarabisme, islam politique, nationalisme palestinien, voire chavisme).

Religion, politique et géopolitique en Afrique

Les propagandes nationaliste, religieuse et raciste s’entremêlent en Afrique aujourd’hui pour le plus grand malheur des populations locales.

C’est ainsi que les partisans de Laurent Gbagbo, élu président de la Côte d’ivoire en 2000, lancèrent une campagne sur le thème de l’ « ivoirité » contre leurs opposants. Cette campagne à la fois xénophobe et antimusulmane (le rival le plus crédible de Gbagbo, Ouattara, combinait le double « handicap » d’être à la fois musulman et né au Burundi) associait en partie l’ivoirité au christianisme. On ne s’étonnera donc pas que les Eglises pentecôtistes implantées dans le sud du pays aient soutenu le parti de ce président « socialiste ».

On pourrait aussi citer le cas du Soudan où Sadiq al Mahdi, dirigeant d’un des principaux partis politiques soudanais (mais aussi descendant du dirigeant de la première insurrection islamiste, anticoloniale à la fin du XIXe siècle) et Hassan el-Tourabi, son beau-frère, fondateur de la Société soudanaise des Frères musulmans, ont cherché à islamiser par le bas la société en menant un long travail préparatoire (comme les Frères musulmans en Egypte) et en participant aux élections ; ils ont accepté de participer à des gouvernements « non islamiques » tout en soutenant les fondamentalistes d’autres pays, notamment les talibans, avec l’approbation des Etats-Unis ; pour finir ils ont cherché à islamiser par la force les populations chrétiennes et animistes du sud du pays, ce qui leur a fait perdre alors le soutien américain. Cette politique religieuse sectaire a conduit à de nombreux conflits depuis 1958, conflits aggravés par les rivalités régionales avec l’Ethiopie et l’Egypte, puis par la découverte récente de pétrole, qui a aiguisé les appétits des ex-puissances coloniales, mais aussi de la Chine qui a construit un oléoduc pour le régime soudanais.

Rivalités américano-russes et usages de la religion dans les conflits entre superpuissances

Mais on pourrait aussi remonter aux débuts du XXe siècle. On s’apercevrait alors que les religions ont toujours constitué un enjeu géopolitique notamment dans le cadre de l’affrontement entre l’URSS et les Etats-Unis. C’est ainsi que plusieurs présidents américains ont assimilé le communisme au Diable, à commencer par Thomas W. Wilson durant les premières années de l’Etat soviétique ; si Franklin D. Roosevelt choisit de mettre au contraire l’accent sur la séparation entre les Eglises et l’Etat pour montrer qu’il y avait des points communs entre l’URSS et les Etats-Unis, plusieurs de ses successeurs eurent recours à l’arme religieuse. Truman, notamment, chercha à construire un front religieux international contre le « communisme » stalinien ; il se servit aussi de la religion à l’intérieur du pays pour renforcer le consensus politique et décourager toute critique, exactement comme Bush aujourd’hui. Il présenta le christianisme comme synonyme de l’ « américanité » (tout athée était donc suspecté d’être anti-américain et prototalitaire), et l’URSS comme un Etat « sans Dieu ». Les totalitarismes nazi, fasciste et stalinien furent présentés comme antireligieux, même si Hitler avait cherché lui aussi à mobiliser la religion contre l’URSS.

Du côté de la Russie et de la Chine, comme des démocraties populaires, les régimes staliniens, tout en réprimant à certains moments les Eglises, ont aussi essayé de les instrumentaliser à leur service. A commencer par Staline durant la Seconde Guerre mondiale qui permit à l’Eglise orthodoxe de bénir les combattants qui partaient au front. Encore aujourd’hui il existe une Eglise officielle en Chine, à côté de celle soutenue par le Vatican.

Quant aux partis communistes des pays occidentaux, ils essayèrent s de « tendre la main » aux catholiques, dans le cadre du Mouvement de la paix à l’échelle internationale, mais aussi, au niveau français par exemple, dans la CGT ou le MRAP.

Et lorsque la théologie de la libération se développa en Amérique latine (chasse gardée de l’impérialisme américain), l’URSS rangea ce courant dans les forces « progressistes » puisque les catholiques radicaux ne se livraient pas à une critique frontale du stalinisme. Cela poussa les gouvernements américains à dénoncer les prêtres qui s’opposaient aux dictatures latino-américaines. Reagan s’appuya sur les militants extrémistes de la droite religieuse à la fois pour mener sa campagne idéologique contre les sandinistes, mais aussi pour soutenir financièrement la Contra nicaraguayenne.

Si l’on garde en mémoire toutes ces données historiques, on comprend beaucoup mieux les liens qui perdurent entre une certaine gauche chrétienne altermondialiste et les néostaliniens actuels.

En ce qui concerne les pays du Moyen-Orient, les Etats-Unis ne se sont pas servis du christianisme mais du fondamentalisme islamique : ils se sont appuyés sur l’Arabie saoudite et sa Ligue islamique mondiale pour contrer les rgéimes nationalistes arabes d’un côté et l’infuence soviétique de l’autre. Et ils ont soutenu un moment les Frères musulmans contre Nasser en Egypte, le Hamas contre l’OLP en Palestine, les talibans contre les Soviétiques en Afghanistan, Hassan Tourabi au Soudan, etc.

2006, une année de polémiques politico-religieuses

L’année 2006 a été marquée par de nombreuses polémiques et discussions tournant autour des religions chrétienne et musulmane : mobilisations dans de nombreux pays dits « musulmans » contre la publication des caricatures de Mahomet dans un journal danois ; « affaire Redeker » en France ; grossière provocation de Benoît XVI dans son discours en Allemagne ; refus du Vatican d’enterrer religieusement un catholique en Italie parce qu’il avait demandé à mourir dans la dignité au bout de 25 ans de calvaire médical ; mobilisation des baptistes noirs américains pour défendre les chrétiens du Darfour menacés de génocide par les milices djandjawid musulmanes, etc.

L’islam a été, pendant toute l’année dernière, manipulé et instrumentalisé par toutes sortes de dictateurs, de politiciens démagogues, d’oulémas fanatiques, d’intellectuels occidentaux réactionnaires et même par un pape qui s’est rendu en Turquie du 28 novembre au 1er décembre 2006 pour se réconcilier avec les obscurantistes locaux, musulmans et chrétiens orthodoxes.

L’intrication entre politique et religion est telle en ce monde profane qu’il est difficile de démêler ce qui est de l’ordre du religieux et ce qui relève des intérêts des grandes puissances « démocratiques », des révoltes nationalistes et/ou des calculs des potentats locaux. D’autant plus que les médias font l’impasse sur les interprétations matérialistes et athées des phénomènes sociaux et des questions éthiques. Et que, à droite comme à gauche, on nous vante les mérites du dialogue interreligieux, ou du dialogue « islamochrétien », comme si tous les êtres humains croyaient en Dieu, Allah, Yahweh, Vishnou ou Bouddha.

Quant à l’extrême gauche, elle est tellement empêtrée dans ses tentatives de ménager (ou de séduire) les chrétiens altermondialistes (de José Bové à Frei Beto, conseiller de Lula) et musulmans pseudo-« progressistes » (Tariq Ramadan), qu’elle oublie ses quelques principes, prolongeant ainsi une vieille ambiguïté du marxisme face aux religions.

Retour aux fondamentaux et ambiguités marxistes ou libertaires

Ce numéro rappelle quelques principes élémentaires en reproduisant les textes de quatre anarchistes dont Elisée Reclus, Johan Most et Peilharot, et de cinq marxistes dont Paul Lafargue. Écrits par des non-spécialistes de l’histoire des religions, ces textes ne sont pas démentis par les récentes découvertes archéologiques d’Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman qui confirment la fausseté historique de l’Ancien Testament, texte à la base des trois grands monothéismes.

Les textes de Friedrich Engels, V.I. Lénine, Anton Pannekoek et Amadeo Bordiga montrent les ambiguïtés du marxisme et parfois de l’anarchisme (Camillo Berneri) face aux questions religieuses.

Invoquant la méthode « dialectique », nos quatre mousquetaires marxistes essaient, à des titres et dans des contextes divers, de minorer l’importance de l’athéisme :

– parce que l’athéisme diviserait les travailleurs dans le cadre des luttes économiques quotidiennes, et qu’il empêcherait des ouvriers croyants de se battre contre le Capital,

– parce qu’il susciterait une union nationale néfaste avec la bourgeoisie franc-maçonne, avec les libéraux bourgeois, ou avec les démocrates bourgeois,

– parce que la déchristianisation en marche depuis un siècle rendrait pratiquement obsolète la lutte pour le matérialisme athée,

– parce que la prégnance de la religion ne relèverait que de causes immédiatement matérielles (la religion n’étant que le « reflet » – Lénine – de la pauvreté, de l’ignorance, de la peur devant les catastrophes naturelles, etc.). Ce serait donc une perte de temps et une démarche « idéaliste » que de chercher à en repérer les origines psychologiques, philosophiques, etc.. Ce serait une perte de temps de bien connaître les religions et de démonter leurs explications du monde. Belle justification « dialectique » de l’ignorance !

Les deux premiers dangers étaient (et sont toujours) réels, mais aujourd’hui on voit comment certains groupes trotskystes se réfugient derrière des bouts de citations de Lénine ou de Marx, et l’ignorance des fondements des religions, pour se livrer à une surenchère de « tolérance » (traduire d’opportunisme) vis-à-vis de l’obscurantisme religieux (la théologie de la libération dans sa version catholique d’un côté ; le prétendu « féminisme islamique » de l’autre) ou de pratiques qui ont autant à voir avec le patriarcat et le machisme qu’avec la religion elle-même (port du hijab à l’Ecole en France, meetings séparés pour les hommes et les femmes et prières lors de manifestations anti-guerre en Grande-Bretagne, etc.).

C’est pourquoi l’article de Paul Hampton (Marx, Engels et la religion) est utile car il remet au moins les pendules marxistes à l’heure.

La première partie de la revue (Pourquoi l’athéisme est important) se termine par des thèses de la Communist League des Etats-Unis et par un texte de Wil Barnes qui s’interroge sur la fonction du fondamentalisme protestant dans la société américaine en avançant quelques hypothèses stimulantes. Une petite interview aborde brièvement certains de nos points de désaccord avec l’auteur.

Ce numéro aborde ensuite les débats et controverses touchant :

– l’islam avec une interview Sean Matgamma de l’Alliance for Workers Liberty, deux textes d’Avanti et de Socialisme international (courants de la LCR) ainsi que deux contributions du Réseau Liaisons, concernant les caricatures de Mahomet, la liberté d’expression et ce que le libertaire hidjabophile Kandjare Bayn Asnan appelle (le plus souvent) abusivement l’ « islamophobie » ;

– le christianisme avec des articles de la Communist League sur la droite chrétienne aux Etats-Unis, du collectif Revolutions per Minute sur l’Eglise anglicane au Royaume uni, et d’Asha Sorx (du PCOI) sur le rôle des religions dans la propagation du Sida ;

– et le bouddhisme japonais avec sa théorie des « guerres compassionnelles » pour justifier les atrocités et les massacres commis par l’armée impériale.

Ce numéro aborde la question de l’islam politique avec des articles sur le Hamas et le Hezbollah. Bien qu’elles datent des années 1990, les analyses de Manar Hassan, Islah Jad et Rema Hammani sur le Hamas (reprises de l’excellent site libertedesfemmesenpalestine) montrent bien quelles sont les conséquences concrètes quotidiennes du patient quadrillage islamiste au Moyen-Orient. Trop souvent, l’extrême gauche et même certains libertaires se contentent de dire que le « Hamas est populaire », quand ils ne vont pas jusqu’à s’émerveiller de la tactique militaire ingénieuse du Hezbollah et de ses liens avec le « peuple arabe » en passant sous silence ce que signifie concrètement l’islam politique pour la moitié de l’humanité : l’enfermement au logis, le port d’un uniforme religieux (le pire étant la burka), la répression masculine dans la rue comme au foyer, la flagellation publique ou la peine de mort pour comportement « immoral » ou pour « adultère ». Il est d’autant plus vital de rappeler ces vérités élémentaires, que la plupart des « radicaux », qu’ils soient britanniques, néerlandais ou français, capitulent devant l’islam politique, comme le montre l’article de De Fabel van de illegaal.

Ce numéro aborde ensuite l’attitude de la gauche multiculturaliste-obscurantiste face au racisme et à l’antisémitisme en partant des réactions contrastées de ce courant multiforme (qui va de l’extrême gauche aux « anti-impérialistes » tiersmondains) face aux assassinats d’Ilan Halimi et Chaib Zedhaf. Pourquoi et comment un crime peut-il être, dans un cas, réduit au rang de simple « fait divers » par les antiracistes, et dans l’autre érigé en « assassinat raciste » par le MRAP ?

Ni patrie ni frontières n’oublie pas non plus le très réactionnaire (et très catholique) Sarkozy dont l’un des livres est ici brillamment décortiqué par Richard Monvoisin (Le Sarkozy sans peine. La République, les religions, l’espérance).

Ce numéro présente également plusieurs interviews et contributions de militantes et militants du Parti communiste ouvrier d’Iran sur l’islam, la liberté d’expression, et l’islamisme. Signataire du douteux « Manifeste contre le nouveau totalitarisme », Mariam Namazie du PCOI est interpellée par Martin Thomas de l’Alliance for Workers Liberty. Et l’argumentation de Martin Thomas est elle-même critiquée par un jeune militant iranien. Une amorce de débat fort intéressante sur les limites des alliances politiques et des compromis que l’on peut faire dans la lutte contre l’intégrisme islamique.

Pour conclure ce numéro, nous revenons sur le sionisme et l’antisionisme à travers les opinions calamiteuses de Chavez sur les Juifs et le sionisme, ainsi qu’en analysant des textes publiés par la « gauche radicale » en Argentine, aux Etats-Unis, en Pologne et France, textes où suinte un antisémitisme de gauche derrière l’antisionisme.

Pourquoi l’Atheisme est important

Marx, Engels et la religion (P. Hampton) – Contributions à l’histoire du christianisme primitif (F. Engels) – L’anarchie et l’Eglise (E. Reclus) – La peste religieuse (J. Most) – Laïcisation à faire (J. Guesde) – Le mythe de l’immaculée conception (P. Lafargue) – Les Evangiles c’est du bidon (CNT-AIT) – Socialisme et religion (Lénine) – De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion (Lénine) – Anticléricalisme et socialisme (A. Bordiga) – Laïcité et marxisme (A. Bordiga) – Le marxisme face à l’Eglise et à l’Etat (A. Bordiga) – Le prolétariat ne se nourrit pas de curés (C. Berneri)

– Devons-nous baisser la garde ? – Sur la religion (A. Pannekoek) – Quelques commentaires – Pour en finir avec le spectre de Dieu (Groupe surréaliste de Paris) – « Jésus socialiste » vu par Chavez et par… Engels

L’ère des fondamentalismes

Fondamentalisme religieux et déclin capitaliste (Communist League) – Religion, révolution et fondamentalisme aux Etats Unis (Wil Barnes

Débat sur les Caricatures de Mahomet –

Sean Matgamma (AWL) : La liberté d’expression n’est pas un « point de détail – Quelques brèves remarques sur les motivations des commandos-suicides islamiques – Avanti, Socialisme International et les caricatures danoises – L’affaire des caricatures : une nouvelle offensive raciste (S. Jaffard, LCR) – Sur les caricatures de Mohammed ( J. Mullen et C. Falconer, LCR) – Et maintenant un peu de satanisme (Liaisons – L’ennemi est dans notre propre pays (Liaisons)

« ISLAMOPHOBIE » ? MYTHES ET REALITES

L’islamophobie ou le fournisseur officiel du racisme officieux (Kandjare Bayn Asnan) – Un obscurantiste pseudo-radical – Il faut sauver le soldat Redeker – Philosophe de combat, pensée de sous-off (Patsy) –« Caïds » du 9-3 et « islamistes » de 8 ans !– Réponse de Jean-François Chalot : Il faut combattre tous les intégrismes !

ÉGLISES EN (REACTION

Comment Luther inspira Hitler (H. Westerink) – Le mythe de la persécution des chrétiens aux Etats-unis (Communist League) – L’épée et Mahomet (U. Avnery) – Géopolitique de l’islam et statut des dhimmis juifs – Dossier de Combat communiste sur l’islam (1980) : Les origines de l’Islam : Mahomet, le brigand qui devint chef d’Etat ; La religion, opium du peuple ; La femme et l’Islam ; Islam et colonialisme en Algérie ; L’Etat et l’Islam en Algérie ; Une secte religieuse fascisante : Les Frères musulmans, une secte religieuse fascisante (Combat communiste, octobre 1980) – Église anglicane en Grande-Bretagne – Le rôle de la religion dans la propagation du Sida (AS Sorx)– – Bouddhisme japonais et « guerres compassionnelles »

L’islam politique en Palestine et AU LIBAN

Rema Hammami : Les femmes, le hijab et l’Intifada (1991) – Manar Hasan : À propos du fondamentalisme dans notre pays (1992) – Islah Jad : Les Palestiniennes face aux mouvements islamistes– Du soutien de la gauche radicale au Hezbollah (De Fabel) – Le Hezbollah : un Parti-Etat totalitaire– Contorsions « libertaires » face au Hezbollah et au nationalisme arabe – Gilbert Achcar et l’intégrisme islamique

LE PCOI FACE A LA RELIGION, LA LAICITE ET L’ISLAM POLITIQUE : Azar Majedi, Fariborz Pooya, Maryam Namazie, Bahram Soroush et Mina Ahadi : Liberté d’expression des islamistes, hijab, Islam et droits humains, Religions, relativisme culturel et instrumentalisation des droits humains– Aucune religion n’est réformable– Pour un regroupement international des ex-musulmans - Toutes les alliances sont-elles justifiées contre l’islam politique ? (Mariam Namazie et Martin Thomas)

GAUCHE multiculturaliste, RACISME ET ANTISEMITISME

Des caricatures de Mahomet à l’assassinat d’Ilan Halimi – Oui il s’agit d’un crime antisémite, (La Liaisons) – Le malaise de la gauche multiculturaliste face au meurtre d’Ilan Halimi –Droite communautariste contre gauche multiculturaliste ? (Damien) – Multiculturalisme obscurantiste, antisémitisme et racisme

SIONISME, ANTISIONISME ET ANTISEMITISME DE GAUCHE

Chavez antisémite ? Est-ce le fond du problème ?– Le Mémorial d’Auschwitz, la Pologne et l’Holocauste (A. Grabski) – L’antisémitisme de gauche renaît-il en Pologne ? (A. Grabski et P. Kendziorek) –– Limites de l’antisionisme – De Deir Yassin à Canaa

DE SARKOZY A FINKIELKRAUT

Le Sarkozy sans peine (Richard Monvoisin) – Finkielkraut-Dieudonné : A chaque « communauté » son petit Farrakhan

A propos du n° 18-19-20

« Ni patrie ni frontières offre pour son numéro triple de mai 2007 une somme passionnante (…). Fidèle à son choix éditorial de stimuler les confrontations politiques notamment vis-à-vis des traditions marxistes et libertaires en offrant un accès à une large sélection de documents tant historiques que contemporains, Ni patrie ni frontières aborde les thèmes de la religion, de l’athéisme, des courants politiques chrétiens ou musulmans. Les récentes controverses autour des caricatures de Mahomet, de la liberté d’expression, de l’islamophobie, du nouvel antisémitisme sont présentées à la suite d’un rappel de textes anarchistes (Elisée Reclus, Johan Most, Peilharot, C. Berneri) ou marxistes (Engels, Paul Lafargue, Lénine, Bordiga, Pannekoek). A voir aussi de nombreux textes de l’AWL et du PCOI. » (Lettre de Liaisons n° 216, 22 mai 2007)

***

« Egalement la religion dans cet épais numéro pluriel, avec une compilation de textes classiques et rarement disponibles des grands révolutionnaires sur le sujet, puis l’examen de toutes les questions qui fâchent, l’attitude à l’égard de l’islam, le manque de vigilance vis-à-vis de l’antisémitisme. On peut ne pas partager tous les points de vue de l’auteur, mais il y a en tous cas beaucoup d’informations sur ces thèmes de discussion, avec une ouverture internationale qui est le premier mérite de cette revue artisanale qui, au ful des numéros, gagne en clarté, sans perdre en consistance. » (N’Autre Ecole n°16, automne 2007)

* Ni Patrie, ni Frontières, n°18-19-20, mai 2007, « Dieu, race, nation : mythes mortifères ». Dans cette nouvelle livraison, on trouve comme à l’accoutumée une sélection riche et pointue de nombreux textes, sur des thèmes déjà en partie abordés dans le n° 10 d’octobre 2004. On a d’abord un retour aux fondamentaux, avec des réflexions sur la religion de Marx et Engels, dont les « Contributions à l’histoire du christianisme primitif », véritable leçon d’analyse marxiste, mais aussi de Paul Lafargue, Lénine, Bordiga, Pannekoek, Elisée Reclus ou, moins connu, de l’anarchiste Johann Most. Suivent ensuite des textes plus contemporains, thèses stimulantes de la Communist League des Etats-Unis sur « Fondamentalisme religieux et déclin capitaliste » et un extrait d’un livre de Will Barnes, inédit en langue française, sur « Religion, révolution et fondamentalisme aux Etats-Unis ». Véritable fil rouge, l’idée selon laquelle certains révolutionnaires d’aujourd’hui ont tendance à être trop peu offensifs à l’égard des religions (en Amérique latine, en particulier), et qu’il faudrait, en défendant toujours la liberté d’expression, assumer et affirmer un engagement matérialiste athée cohérent. Autre sujet développé dans ce volume, l’exemple des caricatures de Mahomet, dénonçant la complaisance de certains secteurs de l’extrême gauche vis-à-vis de l’islam politique, avec des articles opposés sur la question de l’islamophobie, fourrier du racisme ou mythe réactionnaire. Un troisième axe est consacré au caractère réactionnaire des « grandes » religions monothéistes, avec divers exemples à l’appui, de l’antisémitisme de Luther aux origines violentes de l’Islam (très bien mises en lumière dans la biographie de Mahomet par Maxime Rodinson), sans oublier le bouddhisme. L’Islam politique est justement plus longuement analysé, abordant particulièrement la question du port du voile pour s’y opposer clairement, ou surtout le soutien à apporter ou non au Hezbollah libanais (Ni patrie ni frontières défendant une vision foncièrement critique). Sur les rapports entre laïcité et religion, on découvre en outre quelques textes du Parti communiste ouvrier d’Iran (voir la note de lecture sur ce site de Résistances irakiennes), et une partie des discussions qu’ils ont engendrées. Enfin, avec le meurtre d’Ilan Halimi, on s’intéresse au communautarisme et à l’antisémitisme, thèmes sur lesquels il y aurait encore beaucoup à dire. Mentionnons pour terminer un utile décryptage des analyses de Sarkozy dans son livre La République, les religions, l’espérance. (Critique extraite du site de la revue Dissidences)


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