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L’Etat et l’Islam en Algérie

Dans tous les pays musulmans, l’Islam est religion d’Etat. La seule exception est la Turquie. Si, d’’une façon générale, l’islam, comme toutes les religions, joue le rôle d’opium du peuple, c’est-à-dire qu’il sert à justifier sur le plan idéologique la société de classe, on peut distinguer plusieurs degrés quant au rôle qu’il joue dans la politique des Etats musulmans.

Article mis en ligne le 1er mai 2017
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En Arabie Saoudite, par exemple, le régime en place tire sa légitimité historique de l’Islam. La dynastie des Wahhabites en Arabie règne au nom de l’islam. Le roi est le commandeur des croyants. Le droit coranique fait officiellement office de législation.

D’une façon générale, l’islam sert à légitimer les différentes politiques des différents pays musulmans. C’est ainsi qu’en Algérie le FLN milite pour l’islam « socialiste » : en Irak et en Syrie, on prône l’Islam baasiste ; en Lybie, Kadhafi préconise un socialisme musulman. En un mot, l’islam est mis à toutes les sauces. (…).

En Algérie, comme le proclame la Charte nationale, l’islam est la religion d’Etat. Déjà, lors de la lutte de libération nationale, l’Islam tenait une bonne place dans la propagande du FLN qui faisait appel à l’emprise des symboles musulmans sur les masses et à l’attachement de celles-ci à la religion. Le gouvernement de Boumédiène a montré son sens de la « psychologie sociale » en transformant les imams en fonctionnaires, qui prêchent dans les mosquées pour la « révolution agraire » et autres « batailles de la production ».

Favorisant autant que faire se peut la construction de nouvelles mosquées, le régime va en faire de véritables centres de propagande pour sa politique. Un ministère des Affaires religieuses supervise les opérations et fait en sorte de promouvoir un islam « progressiste », par opposition à celui « réactionnaire » des Frères musulmans. En résumé le régime privilégie une idéologie religieuse favorable au capitalisme d’Etat.

[Et on a vu, quelques années plus tard, le résultat de cette instrumentalisation de l’islam par un pouvoir corrompu et pseudo-socialiste : la croissance de l’islamisme et une guerre civile qui fit plus de 100 000 morts, NPNF)

Combat communiste

(octobre 1980)




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