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Pour ne pas voter (Bureau antiparlementaire 1919)

"Pour ne pas voter" part d’une indignation très forte contre les sociaux-patriotes, toutes ces canailles de chefs sociaux-démocrates qui ont ardemment soutenu la Première Guerre mondiale, indignation aujourd’hui complètement oubliée par une bonne partie de l’extrême gauche en quête d’alliances électorales. Suite à la farce de la victoire du non au référendum sur le TCE, il fait bon rappeler quels sont les ancêtres politiques des Weber, Mélenchon, Fabius, Montebourg et autres Chevènement, sinistres politiciens qui sont les seuls à pouvoir capitaliser le prétendu « non de gauche ». Pourtant ce ne sont pas les crimes politiques récents qui manquent au palmarès du PS : soutien à la guerre d’Irak en 1991, soutien aux interventions coloniales en Afrique, etc. Mais le PS sait toujours attirer un certain nombre de naïfs qui croient pouvoir le pousser à gauche et un quarteron d’ex-« révolutionnaires » qui grenouillent dans son appareil pour redorer le blason de ce « cadavre » politique qui n’en finit pas de mourir. (YC)

Article mis en ligne le 30 avril 2017
dernière modification le 25 mai 2017
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Bureau anti-parlementaire 1919

POUR NE PAS VOTER

La Brochure mensuelle, avril 1924 - Groupe de propagande par la brochure

Nous ne demandons rien.
Nous ne promettons rien.
N’est-ce pas une raison suffisante pour nous écouter ?

Cinq années de guerre ont-elles apporté un seul argument contre ceux, déjà anciens, dont nous nous servions, nous antiparlementaires, pour démolir le parlementarisme ? Aucun, au contraire. Tout n’avait pas été dit sur ce cadavre, qu’il nous faut tuer encore.
On n’avait pas été jusqu’à dire que des députés, socialistes, dits révolutionnaires, auraient vécus sur les charniers, auraient collaboré à une politique « d’Union sacrée » avec les suppôts du capitalisme exploiteur de la mort, en acceptant des portefeuilles ministériels les liant à des besognes bassement criminelles.
Jamais on n’aurait osé penser, dans notre critique, que l’on jugeait acerbe, que des députés socialistes auraient imposé à un pays à l’avant-garde de la pensée et de la civilisation, une censure et des lois scélérates, qui ont ravalé une nation comptant un 1789, au rôle de bourreau des révolutions, matant tout ce qui parle de sagesse, de bonté, de justice, de liberté et d’humanité.
Que pouvait-il subsister, lorsque les vertus échouent à la prison ou au poteau ?
Les révélations des Painlevé nous le disent un peu : incompétences, irresponsabilité, veulerie, hypocrisie, abdication, calcul, tripotage, corruption, abus et crimes, dont une bureaucratie maîtresse des destinées d’un peuple fit toute la morale. Nous, antiparlementaires, avions-nous prévu les Thomas, les Compère-Morel, dans la guerre ? Avions-nous prévu qu’un Longuet aurait été vomi par les révolutionnaires russes et qu’il aurait mérité l’épithète de traître de la part de Lénine ?

Électeur !




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