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Compil N° 4 De la violence politique
Article mis en ligne le 30 avril 2017
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* Compil 4 : De la violence politique

Les questions de la violence politique et du terrorisme (ou plutôt des terrorismes) font régulièrement la une des médias, mais sont débattues également au sein des groupes d’extrême gauche, des organisations libertaires ou altermondialistes, voire des milieux « autonomes » ou « ultragauches ». Le problème de l’usage de la violence ne leur est pas indifférent car cette forme de combat politique fait partie de leur imaginaire collectif, elle fait écho au désir des individus d’aboutir le plus vite possible à un changement radical de société, voire de faire advenir, au forceps, un « autre monde », qu’il s’agisse d’un capitalisme mieux régulé, plus équitable et plus humain (comme le souhaitent les altermondialistes) ou de l’abolition du salariat, de l’Etat et de l’argent (comme le veulent d’infimes minorités radicales).

De la guerre en Irak menée au nom de l’aide à la « construction de nouvelles nations démocratiques » (1) aux massacres de Bombay en novembre 2008, en passant par les attentats de Madrid en mars 2004, de Londres en juillet 2005 et les attentats suicides de plus en plus fréquents en Afghanistan ; de la terreur que fait peser la « Résistance » irakienne sur la population à la mort lente des prisonniers d’Action directe dans les prisons françaises, ce ne sont pas les occasions qui ont manqué de débattre des différentes formes de « terrorisme », de « lutte armée » ou de violence politique :

– terrorisme d’Etat américano-britannique,

– terrorisme « religieux » d’al-Quaida,

– terrorisme nationaliste d’ETA (faussement accusé des attentats de Madrid),

– terrorisme (d’extrême gauche) d’Action directe,

– terrorisme passé (réel ou supposé) des militants italiens réfugiés en France et menacés d’extradition,

– sans oublier les actes terroristes de l’armée française contre la population de la Côte d’Ivoire ou ceux de l’armée israélienne contre la population palestinienne, pour ne prendre que quelques exemples récents.

Il ne peut être question, en un seul livre, de faire le tour de ces questions complexes, d’autant que, si l’on voulait être exhaustif, il faudrait ajouter que le terme de terrorisme s’applique aussi aux méthodes de défense d’une révolution (la Commune) ou d’un Etat dit « ouvrier » (l’URSS de la guerre civile).

La plupart des textes présentés dans cette compil’ ont été publiés dans la revue Ni patrie ni frontières . Nous avons rajouté, pour ce livre, quatre articles de L’Encyclopédie anarchiste parus en 1934. Ce petit saut en arrière dans le temps peut être utile, car revenir aux classiques du mouvement ouvrier permet d’éclaircir certaines questions, notamment du point de vue des principes politiques, ainsi que de mesurer ce que nous pouvons conserver du passé et ce qui ne s’applique plus au monde actuel.

La première partie de ce livre rappelle les positions classiques de certains penseurs marxistes et anarchistes face à l’usage de la violence, au sabotage, au vol, à l’illégalisme et aux différentes formes de terrorisme. On nous objectera qu’entre voler un pain dans une boulangerie et poser une bombe sur un marché, il n’y a aucun lien. Certes, cela ne fait aucun doute. Néanmoins, dans l’attitude des courants révolutionnaires face au non-respect ou à la violation des lois de la société bourgeoise, il y a des continuités et des ruptures. Un révolutionnaire est un individu qui, par définition, ne respecte pas les lois existantes. Que ce soit celles d’un pays démocratique ou d’un régime fasciste.

Car ce sont les mêmes lois qui défendent le droit de propriété, et donc protègent les biens et marchandises individuels comme les bâtiments collectifs ; les mêmes lois qui prétendent défendre la vie des individus, qu’il s’agisse de celle d’un général, d’un policier tortionnaire ou d’un « civil innocent ». C’est pourquoi nous avons inclus dans cette compil’ un texte sur la position des anarchistes face au vol, même si l’immense majorité des articles de ce livre concernent la question de la violence politique contre les personnes.Ces questions sont intimement liées, en tout cas pour nous, à l’appréciation que l’on a de l’éthique qui préside (ou ne préside pas) aux combats révolutionnaires, source de nombreuses discussions et polémiques depuis des décennies.

La seconde partie de ce livre reproduit des textes plus récents, parus depuis les années 1970 jusqu’en 2008, à propos de certaines « questions d’actualité » qui ont provoqué des débats au sein de l’extrême gauche, des milieux libertaires ou des courants dits « ultra-gauches ». Cette compilation ne prétend pas, bien sûr, répondre de façon définitive et exhaustive à toutes les interrogations soulevées. lecteurs. Espérons que l’arc temporel et la diversité politique choisis leur permettront de prendre un peu de distance avec les questions abordées pour mieux y réfléchir et combattre plus efficacement demain.

Introduction (Y.C.) 3

Présentation (Y.C.)

Karim Landais : Questions et définitions du terrorisme 6

PREMIERE PARTIE

Florilège marxiste sur le terrorisme (1849-1938) 15

Y.C. : Violence révolutionnaire et amoralisme 16

Karim Landais : Les marxistes et le terrorisme 19

Friedrich Engels, Karl Marx, V.I. Lénine, L. Trotsky 21

Léon Trotsky : La faillite du terrorisme individuel (1909) 28

Léon Trotsky : Pourquoi les marxistes s’opposent au terrorisme individuel (1912) 33

Résistance, terrorisme, défense légitime, illégalisme, vol,

violence, sabotage et action directe 39

Présentations Y.C et Karim Landais 40

Voltairine de Cleyre : L’action directe (1910) 43

A. Berkman : L’anarchisme est-il synonyme de violence ? (1929) 66

Dix articles extraits de l’Encyclopédie anarchiste (1934) :

L. Barbedette : Terrorisme 74

P. Besnard : L’action directe 78

M. Pierrot : L’illégalisme (Le vol) 85

E. Armand (88) A. Lapeyre (93) et S. Mac Say (98) : L’illégalisme

G. Yvetot : Sabotage 112

J. Marestan : Violence, 126

Défense légitime, 134

G. Yvetot : Résistance, 137

DEUXIEME PARTIE

Terrorismes d’Etat, terrorisme d’extrême gauche : Fraction Armée Rouge, Brigades rouges et autonomie italienne 141

Combat communiste (1977-1979) : Le vrai terrorisme, c’est celui de l’Etat ! 142 – L’extrême gauche et la Fraction Armée Rouge, 144 – A propos de l’enlèvement d’Aldo Moro, 149– Terrorisme et communisme, 152 – Le terrorisme et les révolutionnaires, 158 – La logique d’une politique, 161

Paolo Bertella Farnetti et Primo Moroni : Collectif autonome de la Barona – Éléments pour une histoire impossible (1984), 164

Y.C. : Comparer les effets incomparables des terrorismes « noir » et « rouge » occulte des questions importantes 193

Y.C. : Attentats et « accidents de travail » : une théorie confuse et dangereuse 196

Lettre de Nicole T. (2004) 200

Lettre de Jacques Wajnsztejn. 202

Annexe : Quelques remarques par rapport à notre discussion (2004) 204

Lettre de Michel (2004) 209

Réfugiés politiques italiens

Comité pour une défense politique de Paolo Persichetti : Contre l’amnésie collective et sélective, soutenons les réfugiés politiques italiens (2004) 213

Temps critiques : Passé, présent, devenir. Des luttes italiennes des années 1970 aux extraditions d’aujourd’hui : un état d’exception permanent. (2004) 216

11 septembre et Irak

Mansoor Hekmat : Mettre fin au terrorisme est notre tâche (2001) 223

Toma Hamid : Communisme ouvrier et lutte armée en Irak 228

ETA

Sous-commandant Marcos (2002) : Extraits de lettres à l’ETA et au peuple basque 232

11 MARS 2004

AWL : Contre les terroristes ! Solidarité internationale de la classe ouvrière ! (2004) 236

Gerry Byrne : Madrid, 11 mars 2004 et « moralisme » : leur morale et la nôtre 244

Jacques Wajnsztejn : Commentaire sur l’article de Gerry Byrne (2004) 248

Sur les différentes formes de lutte armée (2008) (Y.C.) 251

274 pages, 12 euros


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