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44-45 : Sommaire
Article mis en ligne le 29 avril 2017
dernière modification le 30 avril 2017
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* N° 44-45 Nos tares politiques, tome 2 Anti-sémitisme de gauche, négationnisme et relativisme

« Celui qui nie la réalité d’Auschwitz est celui-là même qui serait prêt à

recommencer. » (Primo Levi)

« Je ne suis ni juif ni sioniste, mais ce n’est certainement pas un crime

que d’être l’un ou l’autre. » (Paul Merker, membre du BP du KPD)

Présentation

Ce deuxième volume de « Nos tares politiques » – il y en aura finalement quatre tant la matière est riche, hélas ! – continue les analyses présentées dans le numéro précédent de Ni patrie ni frontières (n° 42-43). Nous ne reprenons pas ici l’introduction à ces quatre numéros qui se trouve dans le tome 1.

Ce numéro est consacré à l’antisémitisme de gauche, thème que nous avons déjà abordé dans de nombreux articles de notre revue depuis 2002. Malheureusement, l’extrême gauche et le mouvement libertaire non seule-ment n’apprennent rien de leurs erreurs, de leurs déviations et de ce que nous appelons leurs tares (qui sont aussi les « nôtres » pour ceux d’entre nous qui baignent ou ont baigné dans ce milieu pendant des années), mais chaque affrontement entre Israël et le Hamas (ou le Djihad islamique), chaque bombardement meurtrier de l’Etat d’Israël, chaque crime de guerre israélien, chaque « assassinat ciblé » mis au point par Tsahal (ou le Mossad), chaque incident violent, meurtre ou attentat antisémite en France (enlève-ment, torture et assassinat d’Ilan Halimi en 2006 ; meurtres antisémites commis par Mohamed Merah en 2012 ; attaques contre des synagogues et des magasins juifs en juillet 2014 à Paris et Sarcelles) montre, par ricochet, que la plupart des groupes anarchistes, trotskystes et « ultragauches », pour ne même pas parler des altermondialistes ou du Parti de Gauche, ne com-prennent rien à l’antisémitisme. Plus exactement ils ne veulent rien y com-prendre.

Nous consacrons donc ce deuxième numéro de la série « Nos tares poli-tiques » entièrement à l’antisémitisme de gauche.

Conformément à nos habitudes, nous avons inclus de nombreux textes qui nous semblent dignes d’être publiés pour nourrir la réflexion et les dé-bats, même si les auteurs de ces articles ne font pas partie des mêmes groupes et ne s’apprécient guère. Et même si nous en sommes en désaccord avec un certain nombre d’entre eux. Nous avons donc utilisé les sites de la CNT-AIT et de sa revue Anarchosyndicalisme !, de la Fédération anar-chiste et de son hebdomadaire Le Monde libertaire, de Non Fides, des Luftmenschen, d’A contretemps, de Rebellyon, d’anarkismo, de Memorial 98, de progressisme.info, de brasiers et cerisiers, de Bordeaux Bordel, de Temps critiques, de l’Initiative communiste ouvrière et d’Opération Poulpe.

Nous sommes à peu près sûrs que ces militants de différentes tendances s’adressent rarement la parole et surtout nous savons avec certitude qu’ils ne discutent jamais publiquement par écrit, sinon notre revue n’aurait au-cune raison d’être – ce qui serait un grand progrès !

En ce sens, Ni patrie ni frontières a au moins l’utilité de faire dialoguer les textes de ces différents courants entre eux, puisque les militants (et sou-vent les « dirigeants » de ces petits groupes) n’y voient aucun intérêt. Pour notre part, nous restons persuadés qu’au-delà des différentes langues (sou-vent « de bois ») employées par les militants de ces courants politiques, il existe certaines convergences utiles au combat de tous contre nos princi-pales tares. Et aussi, bien sûr, certaines divergences qu’il faut approfondir dans l’intérêt de la clarification théorique.

Ni patrie ni frontières, août 2014

P.S. : Ce numéro contient sans doute certaines répétitions dans les ar-ticles signés Y.C., puisque les textes présentés ici ont été écrits et postés sur le Net à des époques différentes. J’ai essayé, dans la mesure du possible, de supprimer les redites, mais il en reste forcément quelques-unes. Par avance, toutes mes excuses.

****

- Sommaire

Présentation 1

Nécessaire retour en arrière : Des manifs contre la guerre en Irak de 2003 aux attaques de synagogues et de magasins juifs en 2014 3

Anatomie d’une agression 6

(Réné Monzat, Ras l’Front, avril-mai 2003) 7

Lettre ouverte à la CNT Vignoles (29 mars 2003) 10

Réponse d’un membre du Bureau confédéral et d’une nouvelle lettre 11

Plus fort que Spiderman et Batman réunis 12

Quelques précisions d’Eric Krebbers à propos de « Dix conseils... » 14

Dix conseils pour éviter les pièges antisémites et isoler les racistes (Eric

Krebbers et Jan Tas) 15

Pourquoi le KPD et le SPD furent-ils si désemparés face à l’antisémitisme nazi ? 19

Kautsky et les Juifs 36

Le sionisme, l’antisémitisme et la gauche interview de Moishe Postone

38

Moishe Postone : Un autre automne allemand 46

Mise au point sur la question du “révisionnisme” (Jacques Wajnsztejn)

51

De la question antisémite (Bodo Schulze) 56

Ramadan avec Dieudonné et Soral : vers l’antisémitisme ? (Memorial 98) 63

Dieudonné : l’antisémitisme, l’affaire du siècle pour gagner sa place au soleil (Opération Poulpe) 67

Vergès, un salaud baveux (Luftmenschen) 74

La Dieudosphère, bien plus vaste qu’elle n’en a l’air (Luftmenschen) 76

Médine et Dieudonné (Brasiers et cerisiers) 85

Tariq Ramadan : pourquoi sa bigoterie a un arrière-goût de quenelle 87

L’antisionisme franchit le mur du Çon 92

BDS, Carrefour et le « je vous laisse deviner ».... de France Palestine

94

Antisionisme : halte à la récupération de l’extrême droite (Opération Poulpe) 98

De l’Affaire Dreyfus à l’incident Yardeni : la haine des bourgeois juifs (et beaucoup moins des autres), une vieille tradition de gauche 101

Selon l’OCL, le CRIF serait une puissance occulte qui commanderait les 91 conseillers de la communauté Est-Ensemble de l’Ile-de-France 106

226

Les « antisionistes » sont, eux eux aussi, victimes du « mal de mer » ! 109

Sur les sources de l’antisémitisme de gauche 113

L’argent, les banques, le complot (« sioniste ») : un anticapitalisme de fa-çade à vertu fédératrice (Jacques Wajnsztejn) 130

Nicolas Bourgoin, « propalestinien », « anti-impérialiste », « antisioniste de gauche » et surtout docteur en falsification 131

Confusion « antisioniste » et opportunisme d’extrême gauche 134

Mme Bouteldja falsifie CLR James au service d’un « antisémitisme pro-gressif »... imaginaire ! 141

Quelques précisions sur le contexte des rapports entre Juifs et Noirs américains 144

Pourquoi il faut lutter contre l’antisémitisme au sein des manifestations en faveur de Gaza 146

De Badiou, philosophe mao-banal, à sa calamiteuse alliée, Cécile Win-ter, à propos d’Israël-Palestine, 150

Critique de l’anti-impérialisme et critique de l’antisionisme (Initiative communiste-ouvrière) 155

- Quelques points de vue anarchistes récents sur l’antisémitisme 161

Pourquoi nous ne les soutiendrons jamais (Non Fides), 163

Le théorème parfait de la guerre civile (Non Fides), 167

Avec les opprimés toujours ! Avec les antisémites et les confusionnistes jamais ! (Antifascistes Anarchistes Autonomes) 169

Antisémitisme, antisionisme et révolution (Pierre Liebrecht)172

La Shoah (Pierre Sommermeyer) 177

Questionnements sur et autour d’un ouvrage (Pierre Sommermeyer) 181

Le conspirationnisme : danger et impasse d’une critique sociale (IAL)

193

Les pièges antisémites (Bali, Fédération anarchiste) 209

Lettre ouverte aux manifestants « pro-palestiniens » (Non Fides) 212

Contre l’antisémitisme, autodéfense antifasciste et luttes populaires

(CGA) 215

Comité Action Palestine : une asso pro Hamas aux relents antisémites (Bordeaux bordel) 220

***

Ni patrie ni frontières, n° 44-45, septembre 2014, « Nos tares politiques 2. Antisémitisme de gauche et antisionisme ».

Second volet d’une série qui en comprendra finalement pas moins de quatre, ce numéro double aborde un sujet hautement polémique et délicat, celui des porosités entre antisionisme et antisémitisme6, et donc de l’antisémitisme larvé pouvant imprégner les milieux de l’extrême gauche, et qui, selon Yves Coleman, est souvent mal appréhendé (les confusions ou erreurs remontant selon lui à Marx ou Kautsky). Quelques analyses histo-riques s’avèrent tout spécialement passionnantes. Un article effectue ainsi une synthèse d’études menées sur le SPD et le KPD face à la montée du nazisme, qui permet de voir une social-démocratie sous-estimant l’autonomie de l’antisémitisme nazi et un parti communiste se laissant par-fois tenter par des accointances dangereuses avec le même antisémitisme. Un intellectuel est particulièrement intéressant dans cette optique réflexive, Moishe Postone7, dont une interview est reproduite : selon lui, comme le sionisme recouvre des courants divers, l’antisionisme prend parfois des formes clairement ou implicitement antisémites8. Autre article incontour-nable, « Sur les sources de l’antisémitisme de gauche, anticapitaliste et/ou anti-impérialiste », signé Yves Coleman, qui voit l’origine de l’antisionisme qui irrigue une partie de l’extrême gauche dans la mouvance stalinienne. Le long article de Pierre Sommermeyer, « Questionnements sur et autour d’un ouvrage », qui part des actes d’un colloque consacré à « Anarchistes et juifs », bien que souvent intéressant (sur la question de l’impensé du judéocide par le mouvement anarchiste), s’avère à plusieurs reprises plus discutable9.

Mais le cœur du numéro concerne des prises de position politiques plus contemporaines. On trouve en particulier un ensemble thématique sur la sphère Dieudonné10 (et les accointances de Tariq Ramadan, au moins par-tielles, avec ce dernier), les Luftmenschen insistant sur le refus de toute image d’opposant au « système » et de toute banalisation de ses soutiens populaires, qui selon eux sont aussi antisémites, de la même manière que les votants du Front national sont racistes… Sur les attitudes concrètes de certaines organisations, les exemples pris, qui couvrent essentiellement les quinze dernières années, concernent le plus souvent les manifestations de soutien aux Palestiniens, qu’Yves Coleman juge bien trop perméables ou tolérantes à l’égard de groupes clairement antijuifs, condamnant de manière plus générale tout soutien à des organisations islamiques sous couvert d’anti-impérialisme11. « Critique de l’anti-impérialisme et critique de l’antisionisme », du groupe Initiative communiste ouvrière12, est un bon condensé de ces critiques (parmi lesquelles celle de la campagne BDS, boycott à l’égard d’Israël13). Roborative également la réflexion anarchiste sur « Le conspirationnisme : danger et impasse d’une critique sociale », qui élargit la réflexion14. Le texte néerlandais « Dix conseils pour éviter quelques pièges antisémites et isoler les racistes », déjà publié dans Ni pa-trie ni frontières, aborde pour sa part la question du discours et des porosi-tés larges avec l’antisémitisme lorsqu’il est question de la critique d’Israël (surestimant par exemple son influence dans le monde, topos classiquement antisémite), un appel au sens de la nuance qui court le risque d’être para-doxalement trop vigilant, décelant de l’antisémitisme là où il peut n’y avoir que simplification ou maladresse… Si ce numéro en particulier bouscule et interpelle, il ne peut laisser indifférent, et constitue une saine invitation à la réflexion et au débat. (Jean-Guillaume Lanuque, Dissidences)


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