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PSEUDO-"GOUROU" ET AUTHENTIQUE TRAVAILLEUSE : COMMENT LUTTE OUVRIÈRE SE PIÈGE ELLE-MÊME
Article mis en ligne le 29 avril 2017
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Pour toute per­sonne ayant assisté à la pre­mière appa­ri­tion publi­que de Hardy, le diri­geant his­to­ri­que de LO, devant un par­terre de mili­tants et de sym­pa­thi­sants à la Mutualité en 1973, les choses étaient clai­res dès le départ. Avec sa fran­chise habi­tuelle, il expli­qua l’objec­tif de l’orga­ni­sa­tion : certes, Arlette n’était pas une intel­lec­tuelle « brillante », qui avait l’habi­tude de para­der dans les salons pari­siens, mais elle était une cama­rade dont tous les mili­tants présents pou­vaient être « fiers », une femme, une tra­vailleuse qui offri­rait une excel­lente image du groupe. Ainsi naquit la « porte-parole » de Lutte Ouvrière.

Les années pas­sant, et le poids méd­ia­tique et élec­toral d’Arlette Laguiller aug­men­tant, Arlette et Hardy, et tout LO avec eux, se trouvèrent pri­son­niers d’un mythe dont ils n’avaient sans doute pas pesé toutes les conséqu­ences. Tous les édi­toriaux du jour­nal et des bul­le­tins d’entre­prise, tous les com­mu­ni­qués de presse étaient signés Arlette, alors qu’ils étaient écrits par des mili­tants différents et réécrits col­lec­ti­ve­ment, pra­ti­que par­fai­te­ment nor­male et qu’une orga­ni­sa­tion révo­luti­onn­aire n’a aucune raison de cacher. Après tout, les trots­kys­tes sont pour la direc­tion collég­iale et le tra­vail col­lec­tif, non ?

Certes, Arlette Laguiller était par­fai­te­ment capa­ble d’écrire elle-même ces textes mais elle ne pou­vait pas être par­tout à la fois. Rappelons qu’à l’époque elle tra­vaillait encore au Crédit Lyonnais et exerçait des res­pon­sa­bi­lités syn­di­ca­les. Même des diri­geants de LO connus publi­que­ment, comme par exem­ple ceux qui pre­naient la parole régul­ièrement à la Mutualité depuis des années, dis­pa­rais­saient tota­le­ment der­rière Arlette Laguiller au risque de lais­ser croire que la porte-parole était une sorte de deus ex machina.

Et évid­emment le jour où un jour­na­liste déc­ouvrit qu’un des diri­geants les plus anciens de LO (Hardy) avait fondé trois entre­pri­ses de for­ma­tion pour caser quel­ques cadres de l’orga­ni­sa­tion, et après que cer­tains bul­le­tins intérieurs se furent mis à cir­cu­ler publi­que­ment, le « pot-aux-roses » fut dévoilé. Il était facile de prés­enter Arlette comme la prét­endue « poti­che » de Hardy. Mais à qui la faute ?




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