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Ni patrie ni frontières !
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Article mis en ligne le 30 juin 2018
Rubrique : Extrême droite et Front national

Un revenant hante l’Europe : le revenant du nationalisme. Toutes les puissances de la vieille Europe-pourriture, de l’Europe-forteresse inaccessible, se sont coalisées pour insuffler à ce revenant une illusion de vie : petits grands hommes passés et présents, tel le président français, petites (...)

Article mis en ligne le 18 juin 2018
Rubrique : Lu sur la Toile

Sur le groupe Combate on pourra lire aussi ce bilan collectif fait par plusieurs membres du groupe

http://www.mondialisme.org/spip.php?article2658

et le premier tome de "Portugal la révolution oubliée"

http://www.mondialisme.org/spip.php?article2655

en attendant le second... :=)

qui (...)

Article mis en ligne le 7 juin 2018
Rubrique : 2bis - Antifascisme

Ce texte est une version modifiée d’une intervention orale lors d’une réunion organisée par Solidarité internationale antifasciste, à Toulouse, le 24 mars 2018. Trois camarades sont intervenus sur l’histoire et l’actualité du SIA (Valentin Fremonti , Placer Marey Thibon et Jean Sermet). J’ai présenté une très brève introduction définissant des questions et des interrogations susceptibles de nourrir un débat sur « l’antifascisme passé et présent ». Les participants se sont ensuite répartis en trois groupes d’une quinzaine de personnes chacun pour discuter de façon plus approfondie durant une heure. Pour conclure, les animateurs des trois groupes ont présenté un résumé des débats à la fin de la journée. Cette formule de discussion ouverte, sans véritable conclusion définitive, a pu décevoir celles et ceux venus chercher des réponses claires aux problèmes soulevés par les antifascismes actuels, et plus particulièrement par l’antifascisme dit « radical » ou libertaire . J’ai donc essayé ici de présenter ma position de façon plus affirmative. Vous pourrez aussi vous reporter aux comptes rendus de plusieurs livres récents sur l’antifascisme , articles parus sur les sites mondialisme.org et npnf.eu, en attendant leur publication dans la revue Ni patrie ni frontières.

(Ce texte a été publié dans la revue Anarchosyndicalisme ! de mai-juin 2018, publiée par la CNT-AIT de Toulouse http://www.cntaittoulouse.lautre.net/ )

Article mis en ligne le 28 mai 2018
dernière modification le 30 mai 2018
Rubrique : Trotskisme et extrême gauche

En 2013 j’avais écrit un article sur les collaborations plus ou moins discrètes entre certains « marxistes », dont Denis Collin et Costanzo Preve (habitué des congrès marxistes internationaux y compris ceux organisés en France par le PCF et ses alliés trotskistes ou socialistes) et l’extrême droite « (...)

Article mis en ligne le 21 mai 2018
Rubrique : Texts in English

A personal testimony about how Marx was perceived in France in 1968.

Un témoignage personnel (en anglais) pour un numéro spécial de la revue "Insurgent Notes" sur Marx en 1968 dans différents pays.

Article mis en ligne le 13 avril 2018
Rubrique : Luttes de classe et mouvements sociaux en France

Les livres sur Mai 68 se multiplient à chaque anniversaire, et leur rythme de parution s’intensifie à chaque décennie, donc évidemment pour le cinquantenaire le filon ( ?) est exploité par tous les éditeurs cette année.
L’avantage de ce livre est qu’il est assez décentré par rapport à la production courante.

Décentré par son point de vue particulier, peu répandu et peu connu : l’auteur, membre du collectif Temps critiques , pense que le « programme prolétarien » est obsolète (point de vue assez banal, reconnaissons-le) mais qu’une « révolte anti-autoritaire, anti-hiérarchique, anti-bureaucratique » est toujours à l’ordre du jour. L’auteur est favorable à l’établissement d’une « communauté humaine » égalitaire, une « révolution à titre humain » qui ne correspond pas à une révolution de classe, mais la dépasse – position, cette fois, peu commune y compris chez ceux qui se proclament « révolutionnaires » ou « anticapitalistes » aujourd’hui, et ont les yeux constamment fixés sur les prochaines échéances électorales ; les polémiques internes à la « gauche » réformiste et les luttes entre les bureaucraties syndicales. En clair, Jacques Wajnsztejin et Temps critiques sont hostiles à l’institutionnalisation des luttes, à leur enfermement dans la simple obtention de droits (droits pour les femmes, les homosexuels, les enfants, les minorités ethniques, etc.) et favorables à des luttes anti-institutionnelles radicales.

Décentré par sa localisation (Lyon) du moins pour un lectorat parisien, avec des spécificités originales : présence de nombreuses usines, d’un campus récent et encore en chantier et de bidonvilles ; UNEF assez indépendante et éloignée des calculs politiciens parisiens, du moins dans un premier temps.

Décentré aussi par rapport à sa focalisation sur un milieu particulier : ceux que l’on pourrait appeler les inorganisés radicaux et/ou rebelles, en paroles et en actes, durant les années 1967/1968, mais aussi tous ces « nouveaux prolétaires qui deviennent ouvriers sans l’être vraiment » et qui « passent facilement de la soumission à la révolte ». Jacques Wajnsztejn est attentif aux luttes « qui sont le produit du brassage de multiples expériences et références », tels les paysans-travailleurs de l’époque.

Article mis en ligne le 23 mars 2018
Rubrique : 2bis - Antifascisme

Ecrit l’année dernière, ce livre se présente comme le « premier manuel antifasciste » du XXIe siècle, fondé sur « 61 interviews de militants actifs dans 17 pays ». L’auteur ne prétend pas nous offrir une histoire distanciée du fascisme (un tel sujet ne peut être traité de façon « équilibrée », nous (...)

Article mis en ligne le 12 mars 2018
dernière modification le 14 mars 2018
Rubrique : 2bis - Antifascisme

Il est extrêmement difficile, voire sans doute impossible, en 157 pages, d’exposer ce que furent le fascisme italien et le nazisme allemand, de décrire les groupes néofascistes actuels en Europe, d’évoquer les « grands partis électoraux xénophobes » (que je préfère appeler « nationaux-populistes ») et de s’interroger sur la possibilité d’une résurgence du fascisme ainsi que d’envisager les moyens de la contrecarrer efficacement. Il faut donc savoir gré aux auteurs d’avoir tenté l’aventure en utilisant un langage militant mais compréhensible par tous.

Ce livre est malheureusement davantage centré sur des considérations idéologiques (le plus souvent justes mais trop peu étayées) que sur des références et des explications historiques précises et convaincantes. Les auteurs tiennent des raisonnements très (trop) généraux en s’appuyant sur des données fréquemment inexactes ou vagues, en transformant des faits ayant une portée limitée en tendances lourdes ce qui exagère leur portée (par exemple, les quelques patrouilles effectuées par des Identitaires dans le métro parisien ou lyonnais) mais permet de les faire entrer plus aisément dans leur cadre d’analyse (les Identitaires seraient en train de constituer des milices, ou au moins des « embryons de milices »).

Cet article commencera donc par évoquer les qualités de ce livre avant d’évoquer ses nombreux défauts, que nous mentionnerons à la fin de ce texte, afin de ne pas vous décourager de lire cet ouvrage !

* Articles de la même série

Antifascisme (6) Matthieu Gallandier et Sébastien Ibo : « Temps obscurs. Nationalisme et fascisme en France et en Europe »

http://npnf.eu/spip.php?article554&lang=fr

Antifascismes (5) : « L’antifascisme militant. Un siècle de résistance » de M. Testa (Militant (...)

Article mis en ligne le 12 mars 2018
Rubrique : Travail

Pour marquer la journée internationale de la femme, Angry Workers souhaite partager cinq histoires de femmes qui travaillent dans la grande banlieue de Londres en 2018. Elles forment un échantillon des gens que nous avons rencontrés dans notre coin – cette zone suburbaine où habitent de nombreux migrants, anciens et récents, qui s’éreintent au travail et chez eux et sont en première ligne des politiques d’austérité et du Brexit, mais qui vivent dans une obscurité relative. Les journaux sont remplis d’histoires de profiteurs, de voleurs, d’assassins et de commerçants escrocs dont on nous dit qu’ils saignent à blanc ce pays. Mais ceux qui font marcher l’économie – ceux qui font les boulots mal payés et la plus grande partie du travail d’aide à la personne – se voient rarement accorder un espace pour exprimer leurs propres expériences, besoins et désirs. Nous espérons que cette série y contribuera modestement.

Ces dernières années, on a vu une avalanche de campagnes et de révélations concernant les violences et le harcèlement dont les femmes sont victimes. La popularité du hashtag #MeToo sur les réseaux sociaux, suite aux accusations de viol contre Harvey Weinstein, a révélé l’omniprésence du sexisme et du harcèlement quotidien. Plus récemment, après des révélations sur la collusion d’institutions publiques avec des cercles pédophiles, on a parlé d’abus sexuels sur des jeunes femmes et jeunes filles perpétrés par les membres de certaines institutions humanitaires. Toutes ces affaires sont vues comme des ’scandales’ – de même que les révélations sur l’exploitation au travail, comme l’ont montré les commentaires journalistiques sur les ’conditions victoriennes’ que subissent les travailleurs d’Amazon et de Sports Direct. Mais cette insistance sur les ’scandales’ – de préférence avec un méchant bien identifiable, comme Weinstein, Crosby, Saville ou ’les hommes musulmans’ – laisse dans l’ombre l’oppression quotidienne et structurelle des femmes prolétaires.

Après la crise financière de 2008, les femmes prolétaires ont été prises en étau entre les coupes dans les aides sociales et la pression de plus en plus grande à travailler, d’un côté, et la réaction conservatrice qui promeut les valeurs familiales, de l’autre. L’objectif pratique est de valoriser la famille comme un havre de sécurité en ces temps d’austérité, de privations et d’incertitudes masculines. Pourtant, il est impossible de faire les deux – rapporter un salaire supplémentaire et créer un havre familial – et ces pressions contradictoires transforment bien plutôt la famille un lieu de tensions souvent violentes.

Nous devons donc regarder en face la contradiction fondamentale du triple fardeau que les femmes continuent à porter (le travail salarié, le travail émotionnel et la violence masculine) dans une période de prétendue égalité. Il est vital d’adopter une perspective féministe pour comprendre et affronter une situation qui se dégrade sur le marché du travail - en termes de droits, de salaires réels, de précarisation et de diminution brutale du salaire social. Nous ne pouvons pas nous en tenir aux vieux modèles d’organisation centrés sur les ’meneurs naturels’ et une stricte limitation aux problèmes qui se posent sur les lieux de travail, car ils relèguent par nature les femmes dans les marges. Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin d’une action de classe qui s’enracine dans les expériences de vie de la classe ouvrière. Il est choquant de voir combien la gauche actuelle se préoccupe peu de ces questions. Si nos activités politiques ne partent pas de cette réalité, les professionnels de la parole continueront à parler à notre place. Au Royaume-Uni, certaines franges du mouvement féministe abordent ces questions, comme celles qui soutiennent les détenues de Yarl’s Wood1. Mais une grande partie du mouvement s’est enfermé dans un débat en vase clos qui touche rarement les vies des femmes qu’il prétend placer au centre de ses préoccupations. Un féminisme qui se focalise en grande partie sur le ’choix’ - quand il s’agit par exemple de l’avortement, du travail sexuel ou de l’identité – oublie souvent de considérer les forces matérielles qui s’exercent sur les femmes prolétaires et font bien souvent de ces ’choix’ un privilège.

Les femmes que nous avons interrogées portent tout le poids du sexisme sur les lieux de travail, du racisme dans le contrôle des frontières et d’un système d’aide social de plus en plus punitif, avec peu de possibilités pour faire résonner leurs expériences dans les médias ou les organisations féministes. Notre but n’est pas de faire pleurer dans les chaumières mais de prendre ces expériences comme base de notre travail politique. Nous devons construire des organisations de classe qui affrontent les problèmes des femmes prolétaires. Angry Workers essaie de le faire par ses bulletins d’usine2, les permanences de son réseau de solidarité et son journal3.

Nous pensons que ces interviews illustrent la complexité et la richesse des expériences vécues par les femmes dans un contexte d’’expansion et de crise du capitalisme. C’est de là que nous devons partir.

https://angryworkersworld.wordpress.com/2018/03/08/a-series-of-interviews-with-working-class-women-from-west-london-part-1/

1. Hanna

Depuis 2004, de nombreux hommes et femmes des pays de l’Est sont venus travailler au Royaume-Uni - pour se faire un peu d’argent, peut-être apprendre l’anglais, et (...)

Article mis en ligne le 10 mars 2018
dernière modification le 14 mars 2018
Rubrique : 2bis - Antifascisme

M. Testa se présente comme un « blogueur antifasciste qui a écrit pour la revue anarchiste Freedom et appartient à l’Anti-Fascist Network ». Son livre a été publié en 2014 chez AK Press, une maison d’édition anarchiste anglaise.

Selon M. Testa, le fascisme se caractérise par « le racisme, la misogynie, (...)

Article mis en ligne le 9 mars 2018
dernière modification le 14 mars 2018
Rubrique : 2bis - Antifascisme

Décédé en 2004, Gilbert Badia était un historien très proche du PCF, et un résistant antinazi courageux, membre de la MOI , qui fut arrêté en 1943 et s’évada deux fois. Dans ce livre paru en 2000, il ne prétend pas nous offrir une étude globale et détaillée de tous les mouvements de résistance en Allemagne (...)

























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