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Article mis en ligne le 19 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Titre d’un ouvrage de Karl Marx écrit en 1843, quand il était encore un Jeune Hégélien. Les marxistes ont toujours défendu ce texte, bien qu’il ne contienne aucune analyse matérialiste des classes et couches sociales au sein des peuples juifs. « Quel est le fond profane du judaïsme ? se demandait Marx dans ce texte calamiteux. Le besoin pratique, l’utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L’argent. Eh bien, en s’émancipant du trafic et de l’argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même. Une organisation de la société qui supprimerait les conditions nécessaires du trafic, par suite la possibilité du trafic, rendrait le Juif impossible. La conscience religieuse du Juif s’évanouirait, telle une vapeur insipide, dans l’atmosphère véritable de la société. » Même si Marx n’était pas antisémite, au sens où nous pouvons l’entendre aujourd’hui, on comprend aisément pourquoi de tels propos, sortis de leur contexte, figurent en bonne place sur les sites négationnistes, d’autant plus qu’ils ne s’accompagnent d’aucune analyse matérialiste des classes sociales au sein de la population juive en Allemagne – ou ailleurs – au XIXe siècle.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 19 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Sionistes : nom de code à l’extrême droite et à l’extrême gauche pour désigner tous les Israéliens, voire tous les Juifs de la Diaspora favorables à l’existence d’un Etat… juif ! Pour les antisionistes, les « sionistes » forment un bloc homogène raciste, pro-impérialiste, et colonialiste : ils ne font aucune différence entre le gouvernement israélien et la population israélienne (à part celle d’origine arabe), ne parlent jamais des travailleurs israéliens, de l’exploitation que ceux-ci subissent, des grèves en Israël, etc. Une citation de « l’antisioniste » Maria Poumier résume bien (à son corps défendant bien sûr) comment antisémitisme et antisionisme peuvent se combiner de façon cryptée : « Le sionisme emprunte toutes les nationalités, toutes les confessions, toutes les origines familiales, tous les aspects physiques ; il est le plus petit dénominateur commun qui relie ceux qui œuvrent dans le sens voulu par Sharon et par Bush, pour l’extension à la planète entière de l’industrie du génocide qui se déploie sous nos yeux, sous prétexte de traquer quelques terroristes. »

Article mis en ligne le 19 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Résistance : modèle politique fondé sur l’union de toutes les classes, et prôné par la gauche stalinienne, social-démocrate et la droite gaulliste. Récupéré par l’extrême droite fasciste puis fascisante, le Front National et la gauche laïco-xénophobe dans leur dénonciation de l’islam. C’est ainsi par exemple que Fabrice Robert (lors d’un discours prononcé à Béziers, en novembre 2010, en faveur de René Galinier qui avait tiré à coups de fusil, en août 2010, sur une petite fille de 11 ans et sur sa complice de 21 ans qu’il avait surpris en train de le cambrioler) fit l’éloge de « l’esprit de résistance de Jean Moulin »…

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 19 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Réseau : forme d’organisation vantée par les altermondialistes comme par les néofascistes. Les premiers pour son caractère démocratique, horizontal, proche des réalités locales, les seconds (selon N. Lebourg, op. cit.) parce qu’ils ont renoncé au modèle du parti de masse dirigé par un leader charismatique pour fonctionner en petits noyaux, hier aptes à infiltrer la police et l’armée pour préparer un coup d’Etat (période de l’OAS), aujourd’hui capables d’essaimer sur Internet sous toutes sortes d’identités réelles ou fictives, et de donner l’impression qu’ils sont des milliers. Inter-nationalistes les nationalistes-révolutionnaires (anti-impérialistes, antisionistes, antisémites) savent parfaitement se servir d’Internet et envahir les forums, les listes de discussion de gauche et d’extrême gauche, le courrier des lecteurs des quotidiens, d’Indymedia, etc. Ils forment des réseaux européens efficaces et particulièrement nuisibles grâce à leur vocabulaire radical emprunté à l’extrême gauche. Et ils sont capables de traverser rapidement les frontières pour renforcer des mobilisations locales qui, sans leur présence, seraient squelettiques (cf. la mobilisation fasciste internationale à Lyon, le 14 mai 2011, qui donna lieu à de nombreuses agressions contre des commerçants turcs ou arabes et contre des militants antifascistes).

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Peuple palestinien : instrument de mesure de tous les crimes de l’Occident, que celui-ci soit appelé impérialiste, « blanc », « américano-sioniste », « sionazi », etc. Le peuple palestinien a progressivement pris de l’importance dans les discours fascistes : « Le terroriste palestinien est plus proche de nos rêves de vengeance que l’Anglais juif ou enjuivé », écrivait le fasciste Francisco Freda. « À Paris comme à Gaza, Intifada », criaient les militants du Groupe Union Droit en 1995. Tout en expliquant : « C’est pour désigner l’ennemi, et l’ennemi d’aujourd’hui en France, c’est la même chose qu’en Palestine. On est contre l’occupation sioniste, avec un côté antisémite qu’il faut appliquer partout où les juifs peuvent être présents. » Dans le journal du GUD, en 2001, Unité radicale considérait le Hamas comme l’« étoile montante de l’Intifada », ce qui n’empêchait pas ces mégalomanes racistes d’écrire : « Nos alliés objectifs sont les Palestiniens qui nous aident à déloger les Israéliens. On fait un bout de chemin avec l’allié objectif et après on lui met une balle dans la tête. » Même si (heureusement) on nage dans la politique-fiction, vu la taille groupusculaire d’Unité radicale et son influence nulle en matière géopolitique, ce type de propos fanfarons servira peut-être à ouvrir les yeux aux naïfs de gauche ou libertaires qui réclament la « liberté d’expression totale », donc aussi pour ce genre de tueurs…

Parallèlement à ces diverses formes de soutien gauchiste et fasciste aux Palestiniens, la classe ouvrière israélienne a évidemment disparu dans les raisonnements de l’extrême gauche .

La situation se complexifie encore davantage quand les courants d’extrême droite qui soutiennent la Résistance palestinienne sont utilisés comme repoussoirs par l’extrême droite sioniste. Celle-ci veut absolument démontrer que tous les antisionistes seraient antisémites, d’où l’invention du mot « iSSlamistes » par les sites sionistes qui font de la propagande raciste anti-Arabes et de la propagande anti-musulmane. Cette position est notamment défendue par Alexandre del Valle qui a commencé sa carrière dans des milieux de l’extrême droite antisioniste-raciste (dans le réseau Synergies européennes de Robert Steuckers) pour finir à l’extrême droite prosioniste.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

« Nations prolétaires » : concept inventé par les fascistes italiens et allemands et qui converge parfaitement avec le tiers-mondisme de l’extrême gauche et des mouvements altermondialistes.

Au départ, il s’agissait pour les nationalistes et italiens allemands, après la Première Guerre mondiale, d’expliquer que leur pays avait été spolié par le Traité de Versailles (en Allemagne), ou grugé par les Alliés (en Italie). Puis, pour les nazis, d’envisager une alliance entre le futur empire européen qu’ils voulaient construire et les « nations prolétaires » exploitées par les Etats-Unis et les puissances européennes disposant d’un empire colonial.

Otto Strasser déclarait en 1930, en quittant le parti nazi : « Nous approuvons la lutte des peuples opprimés contre les usurpateurs et les exploiteurs, car notre idée du nationalisme implique que le droit à l’épanouissement de l’identité des peuples que nous réclamons pour nous-mêmes s’applique également aux autres peuples et nations. »

Ce concept de nations prolétaires a migré à gauche, après la Seconde Guerre mondiale, devenant un synonyme de tiers monde, ou de Sud, comme l’on dit aujourd’hui. On a récemment vu Eric Izraelewic, rédacteur en chef du quotidien Le Monde de 1996 à 2000 et désormais du quotidien économique les Echos, journal patronal, reprendre ce terme à son compte pour dénoncer le fait que la France serait, d’après lui, la « victime de la globalisation et de la Chine ». Selon contre-informations.fr, le site d’un groupuscule marxiste-léniniste-maoïste, « Erik Izraelewicz explique que la France est une "nation prolétaire" devenue dépendante de la finance nord-américaine, que les USA représentent le "marché-roi", alors que l’Europe correspond à "l’économie sociale de marché", que les simples citoyens nord-américains se sont enrichis et disposent d’un capital qu’ils investissent en "fonds de pension" pour contrôler le monde. »

Enfin, pour les « nationalistes-révolutionnaires » (fascistes) actuels, comme Norberto Ceresole, l’un des mentors de Chavez décédé en 2003, la thèse des nations prolétaires permet de justifier la création d’une union internationale contre l’axe « américano-sioniste » entre des dictateurs de tous les pays du Sud (si possible dotés de l’arme nucléaire) et l’islam politique, Hezbollah, Hamas et Iran khomeiniste en tête. Ceresole vit dans un premier temps en Chavez le nouveau Bolivar de l’Amérique latine qui allait, sous une main de fer, unir les militaires nationalistes du continent américain contre les Etats-Unis. Il crut dans le charisme de ce « caudillo » qui renouait avec une vieille tradition militaro-populiste. Puis il se fâcha avec son élève pour des raisons obscures. Mais la stratégie diplomatique et géopolitique qu’il préconisait dans ses livres est exactement celle qu’applique Chavez : alliance avec l’Iran et la Libye, utilisation de l’arme du pétrole, dénonciation de l’Empire américain, exaltation du nationalisme bolivarien, etc.

Souvent, les nations prolétaires sont aussi pour les fascistes des « nations juvéniles » qu’ils opposent à un Occident marqué par la « décadence » et le « matérialisme », d’où leur fascination pour les mouvements de libération nationale et les nationalismes du Sud, zone regroupant des Etats récemment créés et où la population jeune est beaucoup plus importante que dans le Nord.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Nationalisme arabe : que ce soit sous la forme du nassérisme, du baasisme ou de la Jamahiriya libyenne, les potentialités « radicales » de cette idéologie ont toujours fasciné l’extrême droite et l’extrême gauche, même si les militants de ces courants ont, en principe, des motivations opposées. D’autant plus opposées, que les militants d’extrême droite, tout partisans qu’ils soient de certaines vertus de l’islam, de l’islamisme ou du nationalisme arabe, veulent généralement expulser les « Arabes » d’Europe et interdire toute immigration aux personnes originaires du Maghreb et du Machrek…. Selon N. Lebourg (op. cit.) si certains Etats arabes comme la Libye ou la Syrie, ou si l’OLP ont, pendant quelques années, entretenu des relations avec des groupuscules fascistes ou nazis en Europe, cela avait un « intérêt à peu près nul pour les mouvements et Etats du monde arabo-musulman ». Le seul avantage était, pour ces régimes attaqués par l’Occident, de faire croire à leur population qu’ils n’étaient pas totalement isolés à l’échelle internationale ou de se servir de ces groupuscules en cas de conflits militaires, comme ce fut le cas de l’Irak en 2003. Cette explication me semble valable pour les Etats, mais, pour des mouvements comme l’OLP, ces liens avec l’extrême droite trahissent des proximités idéologiques inquiétantes.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Libération nationale : thème central chez les néo-fascistes pour lesquels l’ennemi principal a été successivement le « binôme URSS-USA, puis après 1967 USA-Israël et, suite à la guerre du Kosovo, USA-Islam afin d’en faire la figure de l’ennemi colonialiste » (N. Lebourg, op. cit.). On perçoit bien les proximités possibles avec les thèses de l’extrême gauche ou des libertaires qui sont favorables, de façon acritique, aux mouvements de libération nationale. D’autant plus qu’une partie des fascistes « de gauche » ne sont pas devenus « islamophobes », après le 11 septembre… Les vieilles thèses staliniennes sur la révolution par étapes, l’union nationale de toutes les classes contre l’impérialisme, conviennent parfois à l’extrême droite et à une bonne partie de l’extrême gauche.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Impérialisme : pour l’extrême gauche et l’extrême droite, le plus souvent, il n’existe qu’UN impérialisme, l’impérialisme « américano-sioniste », hydre à deux têtes. Les autres « impérialismes », ou plutôt les puissances capitalistes (anciennes ou émergentes) sont jugées secondaires. Dans la littérature gauchiste, on trouvera très peu de réflexions utiles ou prémonitoires sur les nouvelles puissances émergentes (Chine, Inde, Iran, Pakistan, Turquie, Brésil, etc.) et leur rôle géopolitique, tant la grille de lecture des « révolutionnaires » est inchangée depuis les années 20.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

Guerre civile ou émeutes : fantasme répandu à l’extrême droite et chez une certaine ultragauche post-situ, post-moderne, insurrectionniste, etc. Pour l’extrême droite, ce sont les « étrangers », les « nouveaux barbares », les jeunes « bronzés » des banlieues, de préférence musulmans, qui mèneraient cette guerre fantasmatique. Pour les apologues de « l’insurrection qui vient », les « émeutiers » des banlieues seraient devenus la nouvelle avant-garde quand ils ne vantent pas les exploits de mythiques « guérilleras noires » durant les émeutes de 2005 (cf. nos articles critiquant l’anthropologue Emilio Quadrelli dans le numéro 21-22 de NPNF). Dans ce jeu de miroirs, et cette course à la radicalité « littéraire » (pour ceux qui apprécient le verbiage et la prétention pompeuse des écrits insurrectionalistes ou post-situs), ce qui compte ce n’est pas la description des réalités sociales concrètes, mais la diffusion d’une idéologie apocalyptique, catastrophiste, qui joue sur les émotions, les frustrations, la colère et la rage des exploités sans laisser la moindre place aux discussions stratégiques.

Des questions comme celles des « émeutes » et de la guerre civile doivent être abordées de façon rationnelle, et non émotionnelle, en disposant d’une bonne connaissance du terrain, de contacts militants fiables sur place, et en sachant bien différencier les situations (une émeute à Watts n’est pas la même chose qu’une émeute à Rio de Janeiro ou à Gennevilliers). Cela suppose de ne pas chercher pas à faire rentrer les émeutes, les insurrections, les soulèvements populaires ou les guerres civiles de toute la planète dans des schémas pré-établis. En clair, de ne pas prendre ses désirs pour des réalités.

On pourra se reporter aussi au n° 27/28/29 de Ni patrie ni frontières sur le « gauchisme post-moderne ».

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"

Article mis en ligne le 18 octobre 2017
Rubrique : 54 - Confusion volontaire et involontaire extrême droite/extrême gauche

« Entité sioniste » : nom de l’Etat d’Israël pour la plupart des courants de l’extrême gauche et de l’extrême droite « antisionistes », le Hamas, et une bonne part des altermondialistes ; ils considèrent en effet que les Israéliens n’existent pas, qu’il s’agit de citoyens étrangers et de fanatiques religieux venus du monde entier coloniser la Palestine. Il faut donc, selon eux, « désioniser » Israël et les Israéliens. L’Etat israélien est pour l’extrême gauche, le seul Etat au monde qui doit être détruit immédiatement. La destruction des autres Etats peut attendre, car ils sont des maux nécessaires, pas le Mal absolu comme Israël. Les autres Etats sont garants par exemple de la qualité des services publics – comme le dit SUD PTT « l’Etat est un rempart contre le capitalisme » ! Ou bien, comme le pensent la gauche et l’extrême gauche invertébrées, ils seraient des embryons d’Etat-providence, à l’instar de la Libye, de Cuba ou du Venezuela d’aujourd’hui – de l’URSS et des démocraties populaires hier.

Israël est l’ennemi principal de l’extrême droite, à part ses courants fascistes prosionistes, mais le naturel revient toujours au galop, étant donné la place des théories du complot (donc de l’antisémitisme) dans la pensée d’extrême droite.

Extrait du n° 36/37 de Ni patrie ni frontières : "Extrême gauche, extrême droite : inventaire de la confusion"























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